Presque trois ans après la découverte Cosmic Evoked Potentials, les italiens de L’Ira Del Baccano font leur retour, apparemment bien décidé de rattraper le temps perdu (comme je le disais dans ma chronique de leur album précédent, ils ont connu une longue pause auparavant). The Praise Of Folly propose cette fois seulement quatre titres, mais avec des durées entre huit et treize minutes, on peut donc difficilement le considérer comme un EP !
« The Praise Of Folly (Part 1) » nous replonge d’emblée dans l’univers chamarré des italiens, délivrant un rock instrumental progressif se nourrissant de divers courants, du space rock au stoner en passant par de nombreuses envolées psychédéliques. De ses notes cleans à ses attaques plus grassouillettes en passant par son break minimaliste central, ce titre d’ouverture parvient aisément à captiver malgré sa longueur. La seconde partie du titre qui suit fera lui aussi la part belle aux variations sonores, passant de la douceur d’un Elder à des éléments synthétiques aidant à la contemplation entre deux salves de riffs plus épais (façon Stoned Jesus).
« Stigma » viendra ensuite mettre encore plus de synthés à l’ancienne surplombant ces riffs, voire prenant encore plus d’espace par la suite (avec un feeling krautrock plus prononcé), pour ce qui est clairement le titre le plus perché de l’album. Enfin « Rosencrantz and Guildenstern are dead » (référence au film/ pièce de théâtre de Tom Stoppard) est une conclusion qui se distingue par ses envolées de guitare plutôt stridentes, injectant un peu plus de tension avant un final où tout finit par s’apaiser dans un fade out.
L’Ira Del Baccano sort là un album dans la continuité de ce qu’il sait faire: un melting pot de prog/stoner/psychédélique/space rock instrumental invitant au voyage des sens grâce à une maîtrise de ses atmosphères (aux longueurs jamais superflues).
L'Ira Del Baccano
Soyez le premier à partager votre avis !
Laisser un commentaire