Teitanblood – Black Putrescence of Evil

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Style: death primitifAnnee de sortie: 2009Label: Nuclear Winter Records

Une abomination, voilà ce qu’est ce disque, une totale abomination.
Quel plaisir intense.

Les stigmates laissent perler quelques sécrétions pendant que la vermine ronge farouchement les échos résiduels des saturations du disque, des noces infernales entre la probité et la résilience en infra dans vos enceintes…
Voilà une ode à l’ignominie parfaitement calibrée servie en guise de repas à tous les prédateurs de la planète.
Teitanblood nous livre ici une compilation de son œuvre malingre et maligne mais au combien essentielle pour ceux qui recherchent des denrées acoustiques dans leur habillage le plus vil et repoussant, dans leur vérité crue et haineuse.
On retrouve sur le disque la première démo des Ibères Genocide Chants to Apolokian Dawn’ ainsi que les titres qui émaillent les démos avec leurs compatriotes de Proclamation et les obscures deatheux de Necros Christos. Un programme noir, dense et infâme en substance donc.

Teitanblood a une idée simple et concise du metal extrême, on ne lui en demandait pas plus, et a les idées claires sur ce qu’il produit, encore un de ces enfants terribles de Blasphemy, il est évident que c’est le sang du Démiurge qui coule dans les veines du Titan, souillant à jamais de son orgueil la morale incantatoire d’une certaine esthétique de la beauté.
L’avilissement comme moteur, le death/black de Teitanblood pétrifie le coeur dans son épouvantable expansion.
Black Putrescence of Evil est un voyage dans la fibre de l’horreur mené à la vitesse d’une Blitzkrieg, pas le temps d’épiloguer les espagnols vont directement à l’essentiel avec ou sans vous.
Les morceaux au ton morne et habités d’une puissance pandémoniaque assiègent les sens et le drapeau est planté en l’honneur de la fanaison quand se décantent les premières effluves de cet élixir mortuaire.
9 titres pour plier les débats, pas plus pas moins.

2009, ou l’année de Teitanblood, une compilation, un nouvel album.
Laissons donc le mot de la fin à un triste disparu qui faisait parler un gaulois célèbre : « Tous les étés, les Ibères deviennent plus rudes ».
Il avait bien raison.

http://www.youtube.com/watch?v=iA-0FzQaF-w

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2 Commentaires

  1. ellestin says:

    impur à souhait, ca grogne, ca suinte, ca grince sous les ongles, et ca pue l’enfer !!!

  2. Julien says:

    Putride ! L’ambiance est assez incroyable même si je pense que le groupe est plus « interessant » sur un long format comme le LP qu’ils viennent de sortir et qui est incroyable.

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