Slavery – War Is Peace…Dead Is Dead

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Style: death/hardcore éprouvantAnnee de sortie: 2004Label: Several Bleeds Records

Voilà le premier album de Slavery, formation parisienne formée depuis 1996. Ce ne sont pas des débutants et ont déjà sorti 3 Ep et participé à 5 compiles. Slavery est un de ces groupes que je connaissais de nom mais dont je n’avais encore jamais rien entendu. Je ne ferais pas cas de leurs productions précédentes et me concentrerai sur ce qui m’a été envoyé, à savoir, ce 9 titres à l’artwork et au titre on ne peut plus « joyeux ».

« War is Peace…Dead is dead » ??? Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire?
La guerre peut être la paix ou plutôt peut le devenir, alors que le fait d’être mort est simplement et seulement le fait d’être mort. La guerre qui se change en paix serait alors une expression du mouvement, une expression de la vie en somme; qui s’opposerait au fait d’être mort, puisque « dead is dead ». La guerre peut se muer en son inverse, parce que lorsque l’on fait la guerre on est en vie et que la vie est le changement, à l’opposé la mort n’est qu’elle même et une fois mort cela reste immuable. Quand on est vivant on fait la guerre, mais quelle étrangeté que cette expression de la vie, qu’est la guerre, soit un appel à la mort…Bref, passons cette intermède.

Parlons musique! Difficile déjà de mettre un nom sur le genre que pratique le groupe…dans tous les cas ça va chercher dans les extrêmes. Je pourrais m’essayer à dire que c’est du hardcore extrême et chaotique plongé dans une marmite de death, ou m’aventurer à évoquer le nom de Burnt by The Sun (pour le côté technique de certains passages et la lourdeur émanant de ce groupe). Ceux pour qui Hardcore+death=grind à tous les coups, je peux leur dire que ça n’est pas le cas ici. Cela va chercher ailleurs, c’est beaucoup plus lourd et moins enlevé que du grind. Le disque est à l’image de la pochette, c’est sombre, menaçant, ça vous oppresse, la voix vous assomme. La musique vous enfonce inlassablement la tête sous l’eau. La production ultra massive est sans faille et sert parfaitement les compositions.

Les musiciens ont oublié d’être manchots, et sont bien en phase malgré la complexité de certaines mises en place (on pense à Converge, Dillinger…). Les structures des morceaux ne font pas dans la simplicité et rajoutent à la dimension suffocante de l’ensemble, enchaînant sans ordre passages pachydermiques, torturés, et blasts. La voix s’accompagne par moments d’une consoeur bien death, histoire de revigorer le tout. Il vous sera difficile d’y voir clair dans les premières écoutes tant le disque est sombre, car sachez que vous serez envoyer dans un univers où aucune flamme ne pourrait brûler. Le groupe sait servir des titres tout en lourdeur, plus que pesant.

Si la noirceur et l’ambiance de Dragbody ne vous effraie pas, ce disque est tout destiné pour vous. Sinon si vous aimez le hardcore brutal ou le métal vous ne perdez rien à jeter une oreille sur ce « War is Peace…Dead is Dead ». Car vous risquez de découvrir (ou redécouvrir) un groupe français offrant une musique assez personnelle/originale et de qualité.

Prenez une grande respiration avant et après l’écoute de ce disque éprouvant car vous ne pourrez pas le faire pendant.

  1. buy the ticket
  2. the unsaid
  3. eye sealed i
  4. chemin des dames
  5. cut the stench
  6. denial fantasy
  7. lost state of dream
  8. ouroboros
  9. deep black sea
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2 Commentaires

  1. trashoss says:

    Ca m’a l’air intéressant tout ca :-)

  2. Elbajon says:

    Cet album avoines sec, ça fait du bien d’entendre un aussi bon skeud français. 19/20 pour moi.

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