Lonely the Brave – The Day’s War

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Style: Pop RockAnnee de sortie: 2014Label: Hassle Records

4 ans. Il aura fallu 4 ans aux anglais de Lonely the Brave pour accoucher enfin de leur premier album. Lequel album a d’ailleurs été retardé puisqu’il paraît finalement en ce début septembre alors qu’il devait initialement sortir en mai.

De nombreux titres avaient déjà été présentés en avance, au cours des mois précédents, autant de singles qui avaient pu nous mettre l’eau à la bouche, et nous inciter à guetter sérieusement la sortie de l’album.

Et autant être clair, une fois le disque écouté et digéré en entier, il n’est point question de déception, mais au contraire d’une belle confirmation des espoirs qu’avait suscités le groupe. Le combo de Cambridge démontre en effet sur The Day’s War de belles qualités d’écriture et une vraie capacité à emporter l’auditeur dans un torrent d’émotions, bien aidé en cela par un vocaliste de grand talent. David Jakes a en effet une voix qui fait des merveilles et qu’on pourrait décrire comme un croisement subtile entre celle d’un Scooter Ward (Cold), d’un Joe Sumner (Fiction Plane) et d’un Eddie Vedder (Pearl Jam). Un timbre chaud et parfait pour mettre en mots la musique mélancolique du groupe que certains ont qualifié de doom pop et qui est en fait une sorte de pop rock à la limite de l’arty, intelligente, superbement composée

En 14 titres et 43 minutes, Lonely the Brave alterne titres enlevés (mais jamais réellement agressifs) comme « Islands », « Trick of the Light », « Backroads », « Victory Line » et d’autres prenant davantage la forme de quasi ballades comme « Dinosaurs ». D’autres enfin se situent astucieusement à la croisée des deux (superbe « Deserter » qui commence en douceur avant de durcir légèrement le ton comme il se doit par la suite). L’émotion est vraiment présente, on sent une sincère mélancolie dominer l’album qui n’est pas avare en moments poignants tout en laissant parfois poindre aussi la lumière et l’espoir.

Pas grand chose à jeter sur un album excellent qui passe tout seul et d’une traite, bien aidé en cela par des titres plutôt directs et une tracklist bien étudiée (ils ont eu le temps il faut dire) qui garantit que le plaisir d’écoute soit au rendez-vous et qu’aucune lassitude ne s’installe.

Tracklist :
1. Intro (00:51)
2. Trick of the Light (03:38 )
3. Backroads (04:06)
4. Islands (02:59)
5. Dinosaurs (03:31)
6. Deserter (03:18 )
7. Untitled (01:12)
8. Kings of the Mountain (04:20)
9. Victory Line (03:54) →
10. Black Saucers (03:35)
11. The Blue, The Green (04:36)
12. The Day’s War (01:09)
13. Call of Horses (05:33)
14. Outro (00:39)

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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2 Commentaires

  1. Marbaf says:

    Commandé, merci pour la découverte.

  2. AER says:

    Première partie de Deftones l’an dernier au zénith de Paris et une bonne partie du public s’en foutait alors que ce groupe sonne plutôt bien, il me fait penser à cette vague de groupe des années 2000 un post- hardcore et rock comme Hundred Reasons et Hell is for Heroes, je suis d’accord sur la voix entre Cold et Vedder (sans yukulele).

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