Morse – Pathetic Mankind
Chronique du Moment Hardcore Chaotique/Noise/Sludge

Morse – Pathetic Mankind

beunz
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Auteur
18 décembre 2017
il y a 8 ans
3,695 vues
Année de sortie
2017
Note

Déjà quatre ans que Beliefs Destroyer est sorti, premier album bien massif qui avait alors permis à Morse de se tailler une place de choix dans la sphère du hardcore (celui aussi chaotique que lourd) hexagonal. Les quatre montpelliérains comblent enfin ce silence en revenant donc en cette fin d’année armés d’un Pathetic Mankind, second […]

Morse – Pathetic Mankind

Déjà quatre ans que Beliefs Destroyer est sorti, premier album bien massif qui avait alors permis à Morse de se tailler une place de choix dans la sphère du hardcore (celui aussi chaotique que lourd) hexagonal. Les quatre montpelliérains comblent enfin ce silence en revenant donc en cette fin d’année armés d’un Pathetic Mankind, second long-format à la violence décuplée, qui parvient à repousser les limites de son prédécesseur encore plus loin !

C’est d’abord grâce à leur son que Morse franchit un premier cap. Si Beliefs Destroyer en comprenait un bien fat, celui concocté par Amaury Sauvé (inutile de le présenter) sied d’autant plus au gros hardcore du groupe, le faisant basculer vers quelque chose d’encore plus frontal qu’à l’accoutumée. Et le mastering signé Serge Morattel (Knut, Year Of No Light) y ajoute un côté bien froid allant de pair avec la furie déversée sur ces onze nouveaux morceaux.

Car le Morse est toujours d’attaque, les défenses affûtées, tranchantes comme jamais tandis que son rugissement est toujours aussi incisif. Ainsi l’enchaînement des trois premiers titres est un cocktail destructeur de puissance chaotique école Gaza/Cult Leader, on est en-dessous des deux minutes à chaque fois, bien assez de temps pour bien se faire enchaîner justement ! Morse nous ramène ensuite du côté de ses envies sludgy avec « Unstoppable Fire », où la vitesse se voit un peu réduite au profit d’une pesanteur inouïe couplée avec du riff sensiblement plus mélodique, toujours efficace.

La suite sera du même tonneau, mélangeant allègrement les assauts furieux aux renversantes cassures rythmiques, où les accélérations frénétiques côtoient les riffs rampants (« The Praise Of The Empty » à l’énormissime final des plus écrasants). « Choked » surprend aussi par son côté tout en tension, ajoutant un inconfort saisissant (à) la gorge. Enfin la conclusion « Sapped By Illness » apportera le coup de grâce, avec cette alliance de fureur et de poids conclue par un final fatal.

Même si l’animal nous laissera à deux reprises reprendre un peu nos esprits via deux interludes (« Filthy… » et son piano, « …Bliss » et son post-rock devenant peu à peu noisy), ce Pathetic Mankind est une implacable tornade mêlant chaos, noise et lourdeur sludge venant hisser Morse au niveau d’un Nails ou d’un Trap Them. La confirmation d’un potentiel que j’ai eu la chance de voir éclore sur scène à leurs tout débuts pour un groupe venant simplement d’entrer dans une autre dimension.

  1. Corrupted Senses
  2. Lies And Greed
  3. Feeding The Ignorance
  4. Unstoppable Fire
  5. Filthy…
  6. Black Sun
  7. Pathetic Mankind
  8. …Bliss
  9. The Praise Of The Empty
  10. Choked
  11. Sapped By Illness

Bandcamp

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

hardcore chaotique/noise/sludge

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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