Crépuscule d’Hiver – Par-Delà Noireglaces et Brumes-Sinistres

Pas de commentaires      151
Style: black metal atmosphérique/dungeon synthAnnee de sortie: 2020Label: Les Acteurs de l'Ombre Productions

Projet solo d’un certain Stuurm (Dunwich Sorcerers, Gargoylium), Crépuscule d’Hiver renoue avec ce black metal à atmosphère médiévale, tant dans les mélodies épiques créées à partir d’un synthé à l’ancienne que dans les thématiques guerrières. Le gaillard (souvent aidé de N.K.L.S d’In Cauda Venenum) nous propose un style de musique plutôt en marge de ce qui se fait en matière de black metal actuel, mixant phases agressives et accalmies glacées d’obédience dungeon synth sur de longues plages (intro et interludes mis à part, on est entre huit et vingt minutes de son), pour un trip entre fantastique et histoire.

Et si ce clavier peut apparaître cheap de prime abord (notamment les moments de « fausses trompettes »), on s’y fait très vite et on remarque que son usage est particulièrement bien géré, contribuant totalement à l’immersion et à la création d’images de siège d’un château-fort ou de batailles à l’épée de chevaliers en armure. Ce type de production old school est un vrai parti pris alors qu’aujourd’hui il est très facilement possible de donner dans la grandiloquence sonore, ici la volonté est vraiment de rester ancré dans le son des années 90, ce qui créé forcément une certaine nostalgie à l’écoute de ce premier long-format.

Faisant suite à Songes Hérétiques (2018), ce nouvel album est une véritable plongée sensorielle démarrant avec l’intro mélodique au synthé « Que gloire soit nôtre! », plutôt calme et empreinte de mystère. Un mystère rompu instantanément avec l’épique « Le sang sur ma lame » à la première partie plutôt rugueuse (mais prenante) avant que l’atmosphère se pare d’un peu plus de douceur grâce à une surprenante voix féminine.

La suite nous propose un black metal inspiré, entre zones de noirceur et phases plus lumineuses, les nappes de clavier apportant réellement cet aspect accrocheur qui va demeurer tout au long de ces titres-fleuves. Cela passe par des passages évoquant des combats épiques (le bien nommé « Le Souffle de la guerre » qui démarre vraiment après une longue intro afin de préparer nos armes), voire des moments un peu plus euphoriques (la première partie de « Tyran de la tour immaculée », « Héraut de l’infamie »).
On dépassera donc les vingt minutes sur le morceau-titre, conclusion qui ne paraît pas durer aussi longtemps tant les enchaînements apparaissent avec évidence (même la surprenante fin acoustique).

Evoquant par moments Summoning voir The Rebirth Of the Middle Ages de Godkiller (pour le côté médiévalo-synthé), Par-Delà Noireglaces et Brumes-Sinistres est un excellent album de black metal atmosphérique, varié et ultra efficace que ce soit dans ses moments posés comme les plus incisifs. Une très chouette révélation démontrant que la scène française sait se montrer originale.

  1. Que gloire soit nôtre !
  2. Le sang sur ma lame
  3. Héraut de l’infamie
  4. Tyran de la tour immaculée
  5. Le souffle de la guerre
  6. Les larmes d’un spectre vagabond
  7. Par-Delà Noireglaces et Brumes-Sinistres

beunz
Up Next

Groupes cités dans la chronique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *