Les amateurs de Pokémon l’auront reconnu immédiatement, Snorlax étant la version US de Ronflex. Ce projet solo du multi-instrumentiste australien Brendan Auld (Siberian Hell Sounds, Resin Tomb etc.) n’est pourtant pas consacré à l’univers de la franchise Nintendo mais à des thèmes autrement plus sombres entre mort, décrépitude et cosmos.
Le blackened death metal du gaillard n’est effectivement pas très rigolo, balançant dès l’ouverture « Eclipse » un mélange de furie furieuse et de dissonances infernales, le ton est donné ! Durant une demi-heure, Snorlax va nous proposer un voyage bien agressif entre sauvagerie et grooves appuyés (« No Fate », « Control »), tandis que les influences grindcore (« Merchants of Opulence » ou la reprise d’Agents of Abhorrence « Puppet Fuck ») et les ralentissements doom (le break de « De-Evolution », « Insignifiance ») vont le parsemer.
Terminant par une dernière cover ravageuse (« Pigs » de Fevered), Toxic Current est aussi punitif que radical, même si l’on pourra peut-être déplorer une certaine uniformité dans les compositions (sentiment un peu paradoxal étant donné sa palette). Certes, l’énergie est bien là, ça poutre comme il faut mais difficile d’y trouver des passages mémorables après coup. Un peu dommage au final, mais si vous voulez simplement un effet décoiffant, ce second opus tient toutes ses promesses !
Snorlax
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