The Machinist – All Is Not Well
Chronique Metalcore Moderne

The Machinist – All Is Not Well

beunz
beunz
Auteur
21 juillet 2022
il y a 4 ans
3,851 vues
Année de sortie
2022
Note

Tout ne va pas bien, c’est un simple constat que chacun peut faire en consultant les dernières infos nationales ou internationales. Pour son second album (après Confidimus In Morte – 2019), The Machinist a donc allumé sa télé quelques minutes pour s’inspirer de toutes les infos qu’on y traite parmi les plus révoltantes (la brutalité […]

The Machinist – All Is Not Well

Tout ne va pas bien, c’est un simple constat que chacun peut faire en consultant les dernières infos nationales ou internationales. Pour son second album (après Confidimus In Morte – 2019), The Machinist a donc allumé sa télé quelques minutes pour s’inspirer de toutes les infos qu’on y traite parmi les plus révoltantes (la brutalité policière, l’intolérance, l’écologie et toutes les crises traversées plus ou moins récemment) et les renvoie aux auditeurs avec colère.

On ressent en effet dès « PIG » toute l’urgence que le groupe souhaite mettre dans sa musique. Quelque part entre metalcore et deathcore (avec quelques légers éléments indus ça et là), le groupe newyorkais en impose grâce au son maousse concocté par Daniel Laskiewicz (Bad Wolves, ex-The Acacia Strain), percutant et direct. Derrière le micro, la dénommée Amanda Gjelaj donne une impulsion massive à The Machinist avec emphase. Elle personnifie parfaitement le propos entre douleur et haine, modulant ses cris avec aisance entre cris stridents, invectives et growls plus profonds.

Mais le groupe a beau avoir un fond violent, il n’en néglige pas pour autant les phases mélodiques. On en retrouve donc de nombreuses, vocales parfois sur des chorus (le morceau-titre ou encore « Lysergic Lullaby » qui évoque franchement Loathe), parfois sous formes de breaks atmosphériques (« Death’s Embrace ») ou encore avec une ballade (« Hourglass », dispensable et qui arrive bien trop tôt), bref de quoi briser toute linéarité en apparence ? Sauf que ces passages mélodiques, parfois trop appuyés, tranchent un peu trop avec les plus musclés, faisant un peu systématiquement retomber la tension si bien installée (ce qui n’est heureusement pas le cas partout, par exemple sur l’excellent « Monsters »).

Bref, de bons moments contrastés par d’un peu moins intéressants sur ce finalement bien nommé All Is Not Well. Rudement efficace dans ses accès de rage, The Machinist rentre malheureusement un peu trop dans le moule lorsqu’il allège son agressivité en cherchant le chorus catchy. Pas désagréable pour autant, juste un peu trop convenu…

  1. PIG
  2. Mother Earth
  3. All Is Not Well
  4. Hourglass
  5. The Final Encounter
  6. Death’s Embrace
  7. Lysergic Lullaby
  8. Monsters
  9. Letters In Red

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

metalcore moderne

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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