On les aime beaucoup Mire chez Eklektik, vous le savez probablement. On a bien poncé leur premier album A New Found Rain, et leur premier EP, Shed (largement repris dans l’album) avant lui. Mais du coup il s’est déjà écoulé 8 ans depuis la découverte de leurs premiers morceaux, et l’album ne contenait QUE 4 nouveaux morceaux. On était donc impatient d’avoir davantage de son à se mettre dans les oreilles.
Côté effectifs, rien n’a changé dans l’équipe Mire qui regroupe toujours le noyau dur fondateur du groupe Ryan Glisan à la guitare et à la basse (et qui prenait en charge la BAR sur le premier EP), Nick Hipa à la guitare (anciennement As I Day Lying et dont le nom n’était en fait pas officiellement communiqué aux débuts de Mire pour ne pas créer de confusion au moment de la reformation de AIDL), et Benton Mckibben au chant, auxquels se sont ajoutés il y a déjà quelques années et plus récemment un batteur en la personne de JP Andrade (qui a joué dans tout un tas de groupes inconnus au bataillon).
A l’image de cet effectif stable, Pale Reflection s’incrit pleinement dans la lignée du premier album et propose donc 9 nouveaux titres entre metalcore et métal moderne (« groove » metal comme disent les américains). Un metal qui rappelle parfois Gojira, comme nous l’avions déjà signalé dans notre dernière chronique en date. Mais Mire commence à avoir son propre son bien identifiable, notamment via ces guitares dissonnantes/mitraillettes et le chant tantôt rauque et agressif, tantôt clair et mélodique de Benton (quand il n’est pas doublé rauque/clair pour un double effet kiss cool, comme sur « Which One Am I »). Nick apporte de son côté une touche supplémentaire via notamment de très réussis solos de guitare en bon shredder qu’il est. Toutes ces qualités sont mises au service de compositions vraiment réussies et efficaces qui alternent parfaitement agressivité et mélodies, et proposent quelques variations de tempo bienvenues, pour permettre à l’album de n’être jamais rébarbatif ou long 42 minutes durant, un piège dans lequel il est pourtant facile de tomber dans ce style de metal.
Et puis je suis toujours aussi emballé par le chant de Benton et je me délecte de la variété de ce qu’il propose avec par exemple ce très bon refrain sur « The Master » ou ce break mélodique réussi sur « Where I Belong ». Il utilise aussi toujours cette voix sans doute un peu gorgée d’effets pour donner un résultat un peu cybernétique (à défaut d’un meilleur terme) comme sur le monstrueux « Great Pain » peut-être mon morceau préféré du disque, mais aussi sur « Which One Am I » et le final « Send Us » (sur lequel des chœurs se mêlent à l’affaire pour venir « tripler » les vocaux de Benton) qui conclut en beauté l’album.
On a aussi droit de façon inédite à de discrets effets symphonico-synthétiques lointains sur « Human Condition », qui contribuent aussi à la variété déjà évoquée.
Sans révolutionner le monde du metal (ce qu’ils n’ont jamais eu la prétention de faire), Mire toujours sans label a priori, proposent au final avec Pale Reflection, un très solide successeur sans temps faible, au déjà très réussi A New Found Rain. Avis aux amateurs, les américains méritent vraiment d’être découverts si vous ne les connaissez pas encore.
Tracklist :
01 – Pale Reflection
02 – Cultures of Violence
03 – The Master
04 – Where I Belong
05 – Great Pain
06 – Human Condition
07 – Significance Plague
08 – Which One Am I
09 – Send Us
Mire
jonben
il y a 5 moisPas de révolution c’est sur mais ce groupe propose toujours un Metal moderne de qualité, de très bon riffs, une très bonne voix.
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