Obiat fait partie de ces groupes que l’on suit depuis longtemps sans jamais comprendre pourquoi ils n’ont pas rencontré plus de succès. Après des années de silence, les revoici avec Indian Ocean, un album peaufiné dans les moindres détails, porté par un nouveau chanteur et une formation légèrement remaniée. Le résultat est à la hauteur de l’attente : un disque massif et atmosphérique, à la croisée du doom, du stoner et du rock progressif psyché.
Huit morceaux, chacun avec sa personnalité, où l’on retrouve la lourdeur hypnotique qui a toujours caractérisé Obiat, mais enrichie cette fois d’arrangements plus surprenants : sonorités world, touches jazzy, passages instrumentaux inattendus. L’album respire une maturité nouvelle, preuve que le groupe a su tirer profit du temps pour affiner sa vision sonore.
Pour ceux qui ont eu la chance de les voir sur scène à l’époque d’Emotionally Driven Disturbulence (2005), Indian Ocean sonne comme une réminiscence familière, mais transcendée par une approche plus progressive et ambitieuse. C’est une claque, un retour inespéré qui prouve que le stoner psyché peut encore atteindre des sommets quand il est travaillé avec autant de soin.
Un véritable coup de maître, et peut-être enfin l’album qui donnera à Obiat la visibilité qu’ils méritent.
Obiat
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