Avec ce nouvel album éponyme, le trio américain Tiny Moving Parts confirme sa place de choix dans la scène Midwest Emo. Derrière cette étiquette, il ne faut pas chercher l’emo-core cliché des années 2000, mais plutôt un mélange singulier de math rock nerveux et de mélodies tantôt chantées, tantôt hurlées, avec une sincérité adolescente et émotive qui fait tout son charme.
La force du groupe réside dans son efficacité : à trois seulement, ils construisent des morceaux denses et dynamiques, portés par la guitare en tapping hyper inventive de Dylan Mattheisen, qui assure en plus le chant si caractéristique du style – ce ton à la fois fragile, rebelle et un peu décalé. Le tout va droit à l’essentiel, sans fioritures, avec une énergie communicative qui fait mouche.
Sans révolutionner leur formule, Tiny Moving Parts livrent un album constant en qualité, dans la lignée de leurs précédents disques, et qui respire une authenticité rare. Une musique à la fois fun et pleine d’émotion brute – au point, paraît-il, de séduire aussi bien les amateurs de math rock que ma fille de cinq ans qui me réclame cet album à l’occasion.
Tiny Moving Parts
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