Trait d’union – adieu la fête
Chronique du Moment New Wave/Synthpunk

Trait d'union – adieu la fête

beunz
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Auteur
22 mai 2024
il y a 2 ans
4,522 vues
Année de sortie
2024
Note
Jeune projet solo toulousain né en 2022, ce groupe explore un mélange équilibré de new wave, cold wave et punk synthétique, offrant des rythmiques hypnotiques et des textes nihilistes qui résonnent avec une nostalgie contemporaine, tout en proposant une collection de morceaux accrocheurs et surprenants.
Trait d'union – adieu la fête

Jeune projet solo né à Toulouse en 2022 à l’initiative d’un certain Matthieu (Candélabre, Filature, Grief), Trait d’union ne porte pas ce nom par hasard. Ayant l’envie de célébrer autant la new wave, la cold wave que le punk (dans sa version synthétique), on a là une sorte de trait d’union entre ces styles parfaitement équilibrée. Et si l’on était en droit d’être un peu dubitatif en voyant que la fiche promo mettait en avant le nom d’Indochine, c’est bien sa version 80’s qui est ici mise à l’honneur, ce en même temps que Rendez-Vous (qui, hasard du calendrier, sort aussi son nouvel album cette semaine !) et les regrettés Oï Boys.

Un name-dropping totalement adéquat puisque l’on retrouve là une sorte de synthèse de ces trois groupes. Les rythmiques synthétiques sont hypnotiques à souhaits, souvent dansantes et comme prises avec une console d’un autre âge , donnant là un grain à l’ancienne en flirtant avec le kitsch sans jamais y sombrer. De son côté, la voix se distingue en se rapprochant souvent franchement de celle d’Oï Boys (notamment sur l’incroyable « EDEE »), soit une voix bien « punk sur le retour » aux lyrics nihilistes (« Perdant magnifique », « Nique l’avenir ») d’un gars semblant ne plus se reconnaître dans cette époque et laissant parler sa nostalgie avec gouaille via des lyrics (très audibles) auxquels chacun peut s’identifier (« Dernier regard »), mais ouais mon gars, c’est qu’on a nous aussi plus trop envie de faire la fête vu les temps qui courent !

adieu la fête est une collection de hits en puissance jouant entre le désuet, les nombreux échos et le minimalisme. Un album contenant son lot de surprises comme le passage quasi gabber de « Tout ira bien », les différents effets electro du fabuleux morceau-titre servant de conclusion ou encore le cri d’amour vache à sa ville natale sur « Toulouse morose », on saute à pieds joints sur le dancefloor désert pour se dandiner avec lui jusqu’au petit matin, les relents d’alcool et d’amertume aidant à tenir. Instantanément addictif.

  1. Chien errant
  2. Exil mental
  3. Tout ira bien
  4. EDEE
  5. Perdant magnifique
  6. Dernier regard
  7. Pleurnichard
  8. Toulouse morose
  9. Nique l’avenir
  10. Adieu la fête

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

new wave/synthpunk

Famille/Genre

beunz

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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