Trait d’union – Il n’y a pas d’ailleurs
Chronique du Moment Synthpunk/New Wave

Trait d'union – Il n'y a pas d'ailleurs

beunz
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Auteur
11 décembre 2025
il y a 9 mois
14,905 vues
Année de sortie
2025
Note
Retour à Toulouse en compagnie de son meilleur représentant en matière de synthpunk et new wave, où comment faire passer sa dépression sur la piste de danse.
Trait d'union – Il n'y a pas d'ailleurs

Découvert l’an dernier avec l’incroyable adieu la fête, Trait d’union ne s’est apparemment depuis pas reposé ! Deux EP, un deux-titres de reprises (dont l’inattendue « Mourir sur scène » de Dalida, fallait oser !) et une compilation (Bats For Palestine) plus tard, voici donc son second long-format, poursuivant dans cette vision si singulière du synthpunk.

Le toulousain poursuit ses errances nocturne dans la ville plus si rose, mixant ses rythmiques dansantes sortant d’une boite à rythmes premier prix (qui crache) à une mélancolie profonde (dès l’introductif « oiseau de nuit »). En effet, si l’on prend la peine de se pencher sur les paroles (pas si facilement décelables avec cette voix oï rageuse) de ce second album, on notera une tonalité beaucoup plus sombre dans les textes, rien que son titre annonce la couleur !

Il n’y a pas d’ailleurs a beau avoir des lyrics pleins de résignation, il n’empêche que le savoir-faire du gaillard en matière de tube est toujours aussi aiguisé. Entre « rêver d’envol » et « hélas », la recette new wave/synthpunk minimaliste de Trait d’union fait toujours mouche, notamment grâce à ces généreux points d’accroche résolument pop et cette guitare au delay hypnotique suivant son synthé à l’ancienne (le dansant « exil chagrin »). Une optique à part sonnant pourtant aux antipodes de son esthétique froide comme les rives de la Garonne un soir de décembre.

Petite nouveauté, ce second long-format laisse aussi apparaitre pas mal invités comme l’artiste toulousaine Sandra Alvaro (dont la douce voix fantomatique se cale parfaitement à « il n’y a pas d’ailleurs », titre terminant de façon mystique), Matthias Jungbluth (Fange) et même deux autres potes à lui.

Terminant avec un « crever stérile » récupérant un peu plus la facette coldwave de son projet Candélabre, on se retrouve en phase de chute, du corps et de l’esprit, le pessimisme n’ayant jamais été aussi explicite au détriment de l’ironie. Un univers toujours à part pour un projet toujours plus passionnant qui devrait – si ce n’est pas encore fait – attirer les fans de Syndrome 81 et Oï Boys.

Pour la suite, il faudra patienter… Cliquez ici pour lire l’interview.

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

synthpunk/new wave

Famille/Genre

beunz

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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