Opérant dans l’ombre depuis douze ans maintenant, les parisiens de Tigerleech reviennent avec un troisième album sous le bras faisant suite à leur Melancholy Bridge, dernier album en date sorti en 2021. Ayant pour base le stoner, le groupe y incorpore sur ce Bicephalous de nombreux éléments annexes ainsi qu’une bonne dose d’imprévisibilité (et ce n’est pas pour déplaire tant certains groupes du style tournent en rond).
Pour ce faire, Tigerleech propose une revisite du genre, avec certes des influences perceptibles du côté de Mastodon ou de Black Tusk, mais aussi des envies de sorties des schémas établis en ajoutant notamment des riffs plus nerveux (par exemple le morceau-titre, possédant des chœurs chaleureux sur les refrains), parfois plus punks dans l’âme (« The art of do it yourself », très surprenant mais irrésistible grâce à son refrain mélodique), quelque part entre Rage Against The Machine et Suicidal Tendencies sur « Hara-kiri By The Capitalist Model By Its Own Users » (là encore avec quelques gang vocals) quand l’on ne ralentit pas dans le doom (« Otoshimae ») ou le sludge (« 321 Ignition »).
Plein de contrastes donc sur ce nouvel album pour un groupe exprimant là une belle ouverture d’esprit couplée à une fraicheur, tant dans les compos que dans l’exécution. Aventureux et foisonnant d’idées, Bicephalous est de ces albums presque sortis de nulle part qui marquent grâce à un fort capital sympathie ainsi qu’une efficacité à tout rompre. A découvrir !
- When You Cross The Border
- Bicephalous
- Otoshimae
- King Of The White Castle
- Feeble…
- …Again
- Late Regrets
- The Art Of To It Yourself
- 321 Ignition
- Hara-kiri By The Capitalist Model By Its Own Users
- The Last Light We Saw
Tigerleech
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