Dephosphorus – Planetoktonos

Dephosphorus – Planetoktonos

krakoukass
krakoukass
Auteur
18 juillet 2025
il y a 1 an
1 commentaire
5,061 vues
Année de sortie
2025
Note
Le retour tant attendu d'un groupe grec se manifeste par une œuvre visuellement soignée, alliant grind, mélodies accrocheuses et ambiances spatiales, tout en maintenant une production de qualité qui met en valeur les nuances musicales, offrant ainsi une expérience riche et variée à ses auditeurs.
Dephosphorus – Planetoktonos

Yes! Ils sont enfin de retour nos chouchous grecs de Dephosphorus!

Leur dernière sortie discographique remontant déjà à presque 5 ans, on commençait à trouver le temps long et à avoir besoin de notre dose d’astrogrind. Premier constat, la bande à Panos a soigné le visuel, puisque la pochette de ce Planetoktonos (terme qui signifie « Tueur de Planète ») réalisée par Jon Toussas alias Graphic No Jutsu, est magnifique, certainement la pochette la plus belle de la discographie du combo (même si celles de Night Sky Transform et Sublimation étaient déjà très belles). Elle permet aussi de mettre en accord le visuel et les thèmes abordés puisque l’album est présenté comme toujours influencé par l’astronomie et la science-fiction avec pour exemple donné cette fois spécifiquement la série de livres (adaptée en série TV) The Expanse.

Au-delà de la dimension visuelle, on retrouve les ingrédients habituels de la formule Dephosphorus (décrite donc par le groupe lui-même via le terme « astrogrind »), ce mélange de grind, de mélodies accrocheuses et d’ambiances spatiales. Le son des guitares est bien costaud et la production heureusement parfaitement adaptée et suffisamment propre pour jouir des nuances de la musique du groupe (le mix et le mastering ayant été assurés par George Christoforidis et James Plotkin – entre autres guitariste de Khanate), comme c’était le cas sur l’excellent précédent album du combo Sublimation (et moins sur Impossible Orbits, album desservi par une production critiquable).

Même si le tempo est globalement, comme on en a l’habitude assez élevé (sans verser dans la sauvagerie absolue) les variations sont toujours de la partie, le groupe ne se contentant pas de cracher la purée non-stop tout au long de ce Planetoktonos aux ambiances très variées. A l’image de ce démarrage tout en lourdeur (serait-ce un hommage à leurs excellentissimes compatriotes de Dead Congregation tant cela ressemble beaucoup au genre de passage que ces derniers étaient capables de proposer) sur « Hunting for Dyson Spheres » qui reprend par la suite un rythme de croisière plus habituel.

A noter la présence de quelques choeurs en backing vocals certes discrets mais qu’on entend tout de même nettement sur « Living In A Metastable Universe », « The Kinetics Of A Superintelligence Explosion » ou « Eternal Bloom » (avec une sonorité et un phrasé très helléniques et qui rappellent même ce qu’on a pu entendre chez Rotting Christ sur certains albums) et qui permettent aussi de varier les plaisirs, même si vocalement on retrouve surtout avec grand plaisir les vocaux si particuliers de Panos. Son timbre toujours enragé et halluciné continue de faire merveille associé à la musique de son complice Thanos Mantas toujours aussi habile dans l’écriture de la musique du combo, et ce pour notre plus grand plaisir.

Ces 9 titres tous inspirés et réussis s’ajoutent à un répertoire assez remarquable que le groupe a patiemment construit en se montrant assez exigeant pour ne jamais se précipiter à sortir des albums sans être parfaitement sûr de son fait. Une approche gagnante, à l’écoute par exemple du génial et plutôt furibard « Pale Veins » qui s’impose sans mal comme l’un des titres phares de l’album.

Présenté comme l’album le plus heavy de sa discographie par le groupe lui-même, Planetoktonos s’inscrit en réalité selon moi dans la parfaite continuité de genre et qualitative de son prédécesseur ce qui devrait quoi qu’il en soit ravir les amateurs du groupe. Si vous n’avez pas encore goûté à la musique des grecs, Planetoktonos me semble être une très bonne porte d’entrée pour vous familiariser avec le style Dephosphorus avant d’explorer le reste de la discographie.

Tracklist :
1.Zώντας Σε Ένα Μετασταθερό Σύμπαν (Living In A Metastable Universe)
2.Αναζητώντας Σφαίρες Ντάϊσον (Hunting For Dyson Spheres)
3.Χλωμές Φλέβες (Pale Veins)
4.Μετά Το Ολοκαύτωμα (After The Holocaust)
5.Ο Θρίαμβος Της Επιστήμης Και Της Λογικής (The Triumph Of Science And Reason)
6.H Κινητική Μιας Έκρηξης Υπερνοημοσύνης (The Kinetics Of A Superintelligence Explosion)
7.Πλανητοκτόνος (Planetoktonos)
8.Υπολογίζοντας Την Αιωνιότητα (Calculating Infinity)
9.Αιώνια Άνθιση (Eternal Bloom)

Genre selon le Chroniqueur

Astrogrind!

Famille/Genre

Tags Styles

krakoukass

krakoukass

Krakoukass est cofondateur d’Eklektik Rock. Il s’est imposé comme l’une des plumes majeures du webzine depuis ses débuts en 2004, avec des goûts qui couvrent un large spectre allant de la Pop au Death Metal, en passant par le Black, le Neo ou l'Electro, sans oublier des incursions vers le Rock Alternatif, le Doom ou l'Indus. Fidèle aux scènes innovantes comme aux valeurs sûres, il a suivi de près la plupart des pointures du Rock et du Metal mais aussi énormément de groupes plus underground. Son regard critique s’attache autant à la créativité des formations émergentes qu’à l’évolution des grands noms des courants contemporains.

1354 articles publiés

1 commentaire

Shaq

il y a 1 an

Encore un excellent album de nos astrogrinders préférés. Un album court, dense et enragé, à la production solide, que l’on se repasse en boucle avec plaisir. Il serait temps que le nom de Dephosphorus résonne ailleurs que dans le vide spatial !

Laisser un commentaire

Minimum 10 caractères. HTML basique autorisé.

* Champs obligatoires

Partager cet article