Bonginator – Retrodeath
Chronique Death/Hardcore/Synthwave

Bonginator – Retrodeath

beunz
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Auteur
26 décembre 2025
il y a 8 mois
9,062 vues
Année de sortie
2025
Note
Entre old school et production moderne, death, hardcore qui moshe et synthwave agrémenté de samples hautement reconnaissables donnant le sourire entre deux headbangs, voici le Retrodeath de Bonginator. Si vous cherchiez un album frais et fun pour vous remettre de votre réveillon, le voilà !
Bonginator – Retrodeath

Si vous vous attendiez à un groupe de stoner adepte de substances illicites en lisant le nom de Bonginator, c’est loupé ! ….Mais vous aviez bon pour les substances ! Bonginator est un projet né à Boston de l’idée d’un certain Erik Thorstenn, d’abord seul aux commandes avant de recruter trois autres membres. Et comme l’annonce le titre de ce second album Retrodeath, on a bien du death metal et tout plein de références rétro… mais pas que !

Dès l’introductif sample d’Invasion Los Angeles de John Carpenter (« I have come here to chew bubblegum and kick ass », culte !), on sait déjà qu’on va se prendre un maximum de références des années 80 et 90. Ainsi de Robocop (« All Cops Are Biomechs ») aux Tortues Ninja (« Pizza Time »), les extraits sonores sont légion, rythmant l’album et dégageant un côté délirant immédiat. A côté, on a donc du death intégrant généreusement de la synthwave, touchant régulièrement au thrash comme sur la seconde partie de « Pizza Time » encore, où l’on trouve Belushi Speed Ball, groupe de crossover du Kentucky apparaissant en tant qu’invité.

Des invités dont la liste est plutôt engageante puisque l’on retrouve les italiens Fulci (autres amateurs de films de genre) sur « Intruder Organism », les allumés de Big Ass Truck et Ignominious (« Short Ass Bus ») et même Tim Capello, saxophoniste ayant joué avec Tina Turner ou encore Peter Gabriel (« Outro »). Chacun apportant sa contribution pour mieux se fondre dans ce décor hautement régressif.

Car oui, on regarde bien dans le rétro, on se retrouve dans un univers tout plein de références du côté du cinéma et des jeux vidéo (la cover nous en dévoilant pas mal de détails) côtoyant un death metal aussi gras que groovy, mêlant old school et breakdowns hardcore plus modernes tout en allant toucher parfois le goregrind puisque quelques gargouillis se font parfois entendre (sur « All We Really Are Is Livestock » ou « Short Ass Bus » par exemple).

On obtient là une recette très amusante et accrocheuse, derrière sa brutalité basse du front et son aspect un peu décousu. Certaines mauvaises langues diront « fan service sans saveur », pour ma part cet album possède un goût de reviens-y et s’inscrit parmi les très bonnes surprises de 2025.

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

death/hardcore/synthwave

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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