Volumes – Mirror Touch
Chronique Metalcore Moderne/Pop

Volumes – Mirror Touch

beunz
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Auteur
28 décembre 2025
il y a 8 mois
9,548 vues
Année de sortie
2025
Note
Volumes a fait un retour inattendu en cette fin d'année. Mélange de metalcore progressif, djent et pop, cette dernière facette prend même le dessus sur ce Mirror Touch...
Volumes – Mirror Touch

Volumes est toujours en vie, c’est une info ! Le groupe de Los Angeles aura connu de très nombreux line-ups, avec des retours (celui du vocaliste Mike Barr), des renvois (celui du second vocaliste d’origine Gus Farias), des décès (celui du guitariste Diego Farias, moins d’une semaine après l’annonce de son départ du groupe) et des arrivées (celle en 2016 de Mike Terry, chanteur autrefois chez Bury Your Dead), bref une existence très compliquée pour le groupe de metalcore progressif ayant démarré avec un convaincant Via (2011) – j’avais eu la possibilité de les voir en live à l’époque, c’était plutôt bien – avant d’édulcorer de plus en plus son approche.

En effet, le temps passant, les mélodies pop moderne avec surplus electro/vocoder ont pris de plus en plus de place. Pourtant Mirror Touch vient surprendre par son entame bien lourde avec une doublette « Sidewinder »/ »Bottom Dollar » qui vont du côté du djent avec des vocaux agressifs. On se dit alors que le groupe a enfin souhaité renouer définitivement avec son passé et laisser de côté les mélodies mièvres…

…et non c’est loupé ! « Bad Habit » revient vers ce chant trafiqué horripilant sur une ambiance se voulant atmosphérique. Et si les guitares saccadent derrière, on a là un titre pop beaucoup trop lisse. « California » poursuit dans cette lignée téléphonée avant qu' »Adrenaline » aille encore plus dans le sirupeux, donnant le sentiment étrange d’avoir un groupe totalement différent en comparaison avec les tonitruants deux titres d’ouverture, mais non, c’est toujours Volumes.

Les titres passent et rien n’y fait, on poursuit dans le trop fade, mais avec quelques sursauts énervés qui ne feront qu’illusion (« Stitch », « S.O.AP. »), on dirait presque des titres de pop actuelle que tu entends malgré toi quand tu passes à proximité d’un magasin de fringues ou d’un Séphora (« Dream » ou le clichesque « Worth It »). La conclusion « Suffer On » viendra étonnamment remettre la violence initiale des débuts, balançant une grosse agressivité en compagnie de Black Sheep Wall (qu’on attendait pas vraiment dans le coin !). Un titre plutôt convaincant (ce n’était pas bien difficile vu ce qui avait précédé !) qui viendra terminer ce curieux album sur une meilleure note…

Une note qui sera forcément basse pour ce curieux album aux deux visages trop distincts: celui d’un bon groupe de metalcore progressif construisant des saccades djent bien épaisses… couplé à celui d’un groupe cherchant la facilité ou le single radio en allant du côté des groupes tendances du moment comme Bad Omens ou Dayseeker, mettant de la mélodie pleine de clichés et d’effets rédhibitoires. Bref, un bon début, une bonne fin, de la soupe au milieu.

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

metalcore moderne/pop

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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