Si la scène metalcore tend à se renouveler grâce à de nombreuses formations apparaissant un peu partout, la France possède en ce moment elle aussi un viviers particulièrement actif avec certains groupes à succès comme Landmvrks ou Novelists. Voici donc ten56., un nouveau nom à ajouter à cette liste de french metalcore, quoique pas si nouveau à en juger par le pedigree de ses membres !
En effet, pour qui a suivi la scène française d’il y a quelques années, les groupes dont sont issus les cinq gaillards doivent forcément vous dire quelque chose: Quentin Godet à la guitare (Kadinja, ex-Zuul-FX), Arnaud Verrier à la batterie (Uneven Structures), Steeves Hostin à la basse (ex-Betraying The Martyrs), Luka Rozaka à la guitare et enfin le charismatique britannique Aaron Matts au chant (ex-Betraying The Martyrs lui aussi). Après un EP en deux parties réuni en un seul album (Downer – 2023), le groupe a connu un bel engouement et a déjà pu tourner pas mal de fois et même hors de nos frontières (aux Etats-Unis et même en Australie !).
IO en marque donc la suite et se distingue d’emblée par sa production. Massive et fluide à la fois, elle sert à merveille le deathcore des franciliens. Ce dernier offre donc une collection de riffs plombés à la sauce djent tout en allant parfois dans des ambiances plus proches du néo metal (« Snapped Neck » et son refrain planant à la manière de Korn, le reste du morceau ne lésinant cependant pas sur la brutalité !). Contenant aussi quelques incursions dans le hip hop avec « Pig » et son atmosphère trap nauséeux ou encore sur « Friends » puis la surprenante conclusion « IO », le groupe prouve là son goût pour les ouvertures même si ses envies sont le plus souvent dans la bonne moshpart des familles qu’il agrémente d’une forte personnalité.
En effet, plutôt que de tourner à vide comme on peut le craindre parfois dans le style, le deathcore de ten56. prend des orientations diverses entre ses ralentissements fatals (« Doormat ») et accélérations insensées (« Earwig » ou « I Know Where You Sleep » qui mixe ces deux vitesses), ses voix exagérément déformées au point d’en devenir monstrueuses (« Good Morning ») et son atmosphère urbaine s’imbriquant parfaitement au reste (le menaçant « ICU »). Bref, on obtient là un tout forcément dynamique et accrocheur.
IO est un second album particulièrement intense, dégageant une puissance à tout rompre (un peu comme Darko US sans l’aspect foufou) sous ses riffs pourtant simples en apparence. Les fans du genre peuvent venir s’aventurer dans ces recoins menaçants, et pourquoi pas se préparer à se prendre ces poutres en live puisque le groupe va bientôt sillonner l’Europe en compagnie de Cabal, Vctms et de The Dali Thundering Concept.
- Doormat
- Pig
- Snapped Neck
- LIFEISACHORE.MOV
- I Know Where You Sleep
- Good Morning
- Earwig
- ICU
- Pty Fck
- Friends
- Banshee
- IO
ten56.
RBD
il y a 1 anIls étaient au Warm-Up du Hellfest 2024 aussi. Ils utilisaient beaucoup le Dubstep pour les breaks atmosphériques voire des parties purement rappées, Hip-Hop. À voir s’il en sera de même sur l’album.
jonben
il y a 1 anC’est pas trop mon style, mais au final l’extrait est mieux que j’imaginais, il y a un petit coté Loathe (en beaucoup moins bien, plus deathcore bas du front riffs à une note). J’imagine qu’il y a des interludes sonnant hip hop parce qu’il n’y a rien de hip hop là. Je me demande si des fans de hip hop peuvent se mettre à apprécier ce genre de musique grace à ces passages.
RBD
il y a 1 anLes traces de Rap ont pu disparaître entre le premier et le second album. Elles ne s’adressaient pas tellement aux fans de Hip Hop pour les convertir, mais aux fans de Metal de leur génération qui écoutent aussi de la Trap. C’est tellement omniprésent de nos jours… Beaucoup d’adolescents commencent à aborder la musique par le Hip Hop dans la cour du collège, ils continuent à en écouter quand ils découvrent (éventuellement) le Metal ou le Rock ensuite et ça facilite le processus s’ils y retrouvent du Rap actuel dedans. C’était révélateur avec Thérapie Taxi (je déteste !), qui était étiqueté Rock Pop alors qu’ils reprenaient largement les codes musicaux du Hip-Hop et de la chanson pour le visuel.
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