ten56. – IO
Chronique Néo Deathcore

ten56. – IO

beunz
beunz
Auteur
15 septembre 2025
il y a 1 an
3 commentaire s
10,375 vues
Année de sortie
2025
Note
Un nouveau groupe de metalcore français, composé de membres expérimentés de la scène, propose un album qui allie des riffs puissants à des influences variées, allant du deathcore au néo metal, tout en intégrant des éléments hip hop, et se prépare à une tournée européenne avec d'autres formations.
ten56. – IO

Si la scène metalcore tend à se renouveler grâce à de nombreuses formations apparaissant un peu partout, la France possède en ce moment elle aussi un viviers particulièrement actif avec certains groupes à succès comme Landmvrks ou Novelists. Voici donc ten56., un nouveau nom à ajouter à cette liste de french metalcore, quoique pas si nouveau à en juger par le pedigree de ses membres !

En effet, pour qui a suivi la scène française d’il y a quelques années, les groupes dont sont issus les cinq gaillards doivent forcément vous dire quelque chose: Quentin Godet à la guitare (Kadinja, ex-Zuul-FX), Arnaud Verrier à la batterie (Uneven Structures), Steeves Hostin à la basse (ex-Betraying The Martyrs), Luka Rozaka à la guitare et enfin le charismatique britannique Aaron Matts au chant (ex-Betraying The Martyrs lui aussi). Après un EP en deux parties réuni en un seul album (Downer – 2023), le groupe a connu un bel engouement et a déjà pu tourner pas mal de fois et même hors de nos frontières (aux Etats-Unis et même en Australie !).

IO en marque donc la suite et se distingue d’emblée par sa production. Massive et fluide à la fois, elle sert à merveille le deathcore des franciliens. Ce dernier offre donc une collection de riffs plombés à la sauce djent tout en allant parfois dans des ambiances plus proches du néo metal (« Snapped Neck » et son refrain planant à la manière de Korn, le reste du morceau ne lésinant cependant pas sur la brutalité !). Contenant aussi quelques incursions dans le hip hop avec « Pig » et son atmosphère trap nauséeux ou encore sur « Friends » puis la surprenante conclusion « IO », le groupe prouve là son goût pour les ouvertures même si ses envies sont le plus souvent dans la bonne moshpart des familles qu’il agrémente d’une forte personnalité.

En effet, plutôt que de tourner à vide comme on peut le craindre parfois dans le style, le deathcore de ten56. prend des orientations diverses entre ses ralentissements fatals (« Doormat ») et accélérations insensées (« Earwig » ou « I Know Where You Sleep » qui mixe ces deux vitesses), ses voix exagérément déformées au point d’en devenir monstrueuses (« Good Morning ») et son atmosphère urbaine s’imbriquant parfaitement au reste (le menaçant « ICU »). Bref, on obtient là un tout forcément dynamique et accrocheur.

IO est un second album particulièrement intense, dégageant une puissance à tout rompre (un peu comme Darko US sans l’aspect foufou) sous ses riffs pourtant simples en apparence. Les fans du genre peuvent venir s’aventurer dans ces recoins menaçants, et pourquoi pas se préparer à se prendre ces poutres en live puisque le groupe va bientôt sillonner l’Europe en compagnie de Cabal, Vctms et de The Dali Thundering Concept.

  1. Doormat
  2. Pig
  3. Snapped Neck
  4. LIFEISACHORE.MOV
  5. I Know Where You Sleep
  6. Good Morning
  7. Earwig
  8. ICU
  9. Pty Fck
  10. Friends
  11. Banshee
  12. IO

Artistes / Groupes

Record Label

beunz

beunz

Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

3086 articles publiés

3 commentaires

RBD

il y a 1 an

Ils étaient au Warm-Up du Hellfest 2024 aussi. Ils utilisaient beaucoup le Dubstep pour les breaks atmosphériques voire des parties purement rappées, Hip-Hop. À voir s’il en sera de même sur l’album.

jonben

il y a 1 an

C’est pas trop mon style, mais au final l’extrait est mieux que j’imaginais, il y a un petit coté Loathe (en beaucoup moins bien, plus deathcore bas du front riffs à une note). J’imagine qu’il y a des interludes sonnant hip hop parce qu’il n’y a rien de hip hop là. Je me demande si des fans de hip hop peuvent se mettre à apprécier ce genre de musique grace à ces passages.

RBD

il y a 1 an

Les traces de Rap ont pu disparaître entre le premier et le second album. Elles ne s’adressaient pas tellement aux fans de Hip Hop pour les convertir, mais aux fans de Metal de leur génération qui écoutent aussi de la Trap. C’est tellement omniprésent de nos jours… Beaucoup d’adolescents commencent à aborder la musique par le Hip Hop dans la cour du collège, ils continuent à en écouter quand ils découvrent (éventuellement) le Metal ou le Rock ensuite et ça facilite le processus s’ils y retrouvent du Rap actuel dedans. C’était révélateur avec Thérapie Taxi (je déteste !), qui était étiqueté Rock Pop alors qu’ils reprenaient largement les codes musicaux du Hip-Hop et de la chanson pour le visuel.

Laisser un commentaire

Minimum 10 caractères. HTML basique autorisé.

* Champs obligatoires

Partager cet article