Amateurs de cold wave, darkwave, post-punk et rock gothique, vous connaissez peut-être déjà les espagnols de Darkways ? Pour ma part il s’agit d’une découverte de cette année, que je dois au camarade RBD qui a évoqué ce groupe sur Discord. Merci à lui, car peu de chances que sans son intervention, mes oreilles se seraient posées sur la musique de ce groupe qui a déjà sorti un premier album plutôt bien reçu (si j’en crois la note sur RYM), Resonance, en 2024.
On pourrait s’étonner que nous vienne de Barcelone, une musique aussi froide et synthétique, qu’on aurait plutôt imaginé venir de contrées de l’est ou du grand nord. Comme quoi on peut vivre au soleil mais cultiver sa froideur et son cœur de glace et sa fascination pour la mort et l’occulte. Et en l’occurence tant mieux pour nous, car Marc Pérez Marin qui est semble-t-il la tête pensante du groupe, a un talent certain pour pondre des tubes irresistibles de darkwave fortement emprunte de rock. Au menu évidemment, une BAR qui bat la cadence de façon basique, laissant le beau rôle aux synthés omniprésents et à la voix du chanteur, grave et déclamatoire, avec ce qu’il faut de réverb pour nous donner l’impression qu’elle a été enregistrée dans les sous-sols d’un club goth. Pour autant la production est parfaitement claire et propre, ce qui permet d’apprécier et de mettre en valeur les qualités d’accroche des 10 titres que contient Rust (auréolé d’une bien jolie pochette).
C’est bien simple, en dehors de l’intermède « Sino », il n’y a que des hits sur l’album et on pourrait tous les citer en exemples : de l’imparable « Ash Maker » au non moins réussi titre final « Leaves no Trace Behind » (dont les cloches marquent la fin) en passant par « My Penitence » (et son intro Ghostienne). Rien à jeter je vous dis, avec toujours un refrain qui vous restera en tête dès la première écoute.
On notera que la pupart des titres sont chantés en anglais (avec un accent plutôt bon d’ailleurs, ce qui n’était pas une évidence tant les espagnols sont souvent pires encore que les français dans ce registre), avec toutefois quelques passages en espagnol, sur le refrain de l’énorme « Eternidad » notamment, mais aussi sur la totalité de « Legado » : et ça fonctionne franchement bien, bravo à eux pour la prise de risque, à mon avis complètement payante.
Peut-être feront-ils le grand saut vers un album 100% chanté en espagnol sur leur prochaine sortie, l’avenir le dira. En attendant on savoure cet excellent cru, qui semble bel et bien être un inratable pour les corbeaux en new rocks et autres nostalgiques des Caves St Sabin (qui existent toujours d’ailleurs).
Tracklist :
01 – Fading Time
02 – Ash Maker
03 – My Penitence
04 – Eternidad
05 – Requiem
06 – Rust
07 – Sino
08 – Legado
09 – Hollow
10 – Leaves no Trace Behind
Darkways
RBD
il y a 5 moisTu vas me faire rougir ! En fait je les ai moi-même découverts au festival gothique Toulousain « la Setmana Santa » en décembre dernier. Ils ne jouaient encore que des titres du premier album (même style avec une production plus primaire) alors que celui-ci était prêt. Je pense qu’on en parlera de plus en plus en dépit de l’encombrement du créneau. Ils jouent bientôt à Marseille d’ailleurs.
Quand on s’écarte du circuit touristique on peut découvrir toute une communauté gothique active à Barcelone (ne pas confondre avec la vieille ville, le barri gotic !), plus même qu’à Madrid, avec ses festivals, ses bars. J’en ai profité par le passé. Je n’ai donc pas été étonné qu’il en sorte un bon groupe.
Laisser un commentaire