Quartet de Philadelphie sortant plein d’albums et EPs depuis ses débuts il y a six, Poison Ruïn a trouvé le moyen d’attirer l’attention – du public comme de Relapse Records – par son imagerie médiévale. Et si l’on aurait pu présager du pagan/folk ou black metal, le groupe opte pour un punk premier du nom mixé à du post-punk et à encore d’autres envies, sûrement parmi les plus accessibles qu’il nous ait offert jusqu’à aujourd’hui.
En effet, l’accroche est immédiate dès l’énorme « Lily Of The Valley » (suivant une courte intro faisant écho à leur imagerie), sorte de punk enjoué densifié par ses synthés et ses vocaux habités. Peu de lyrics (le refrain étant répété pas mal de fois) mais un tube en puissance. Et ce n’est alors que le début puisque la suite est toute aussi réjouissante, ouvrant une palette sacrément large.
En effet, Poison Ruïn agrémente chaque titre d’envies parfois incongrues. De l’harmonica de « Hymns From The Hills » qui possède donc un côté western addictif, le Joy Division médiéval (« Puzzle Box » ou « Serpent’s Curse ») ou le full synthé à voix trafiquée « Howls From The Citadel » qui lui nous offre une couleur romantico-poétique (renouant avec leur facette dungeon synth version douceur), les ouvertures sont nombreuses mais c’est le punk qui a tout de même la part belle.
Entre le fédérateur à l’ancienne « Guts (Lay Your Self Aside) » et ses attaques vers le d-beat (« Eidolon »), le groupe y ajoute des atmosphères à son image via ses inclusions de synthés épiques et d’éléments plus metal qui viennent notamment illuminer la fin de l’album avec « Crescent Sun » (en mode raw black metal) puis l’énergique final « The Standoff », autre énorme tube pour terminer en beauté.
Hymns From The Hills brille de A à Z par son originalité dans toute sa nostalgie. Ce son façon 80’s se distingue de tout ce qui sort ces dernières années, captive et donne bien envie d’y retourner affublé d’une cotte de mailles.
Poison Ruïn
Soyez le premier à partager votre avis !
Laisser un commentaire