Connaissez-vous la guitare cigar box ? Il s’agit, comme son nom l’indique, d’une guitare montée sur une boite à cigares qui lui sert donc de « résonnateur ». Une curiosité « guitaristique » qui ne date pourtant pas d’hier, puisque l’on date ses premières versions du 19ème siècle. Pourquoi je vous parle de cet instrument ? Parce qu’il est le seul instrument à cordes (trois pour être précis !) chez YOYO CLUB 66.
Ce duo minimaliste propose sur son premier EP éponyme une exploration instrumentale entre post metal, post-rock et même légèrement psychédélique (« Horst » et ses mélodies au thérémine), la cigar box étant bien amplifiée à la manière d’une guitare électrique « normale ». Ainsi le duo nous emmène dans un son introspectif qu’on pourrait rapprocher d’un Russian Circles sur son titre d’ouverture avant de gagner en punch sur « The Green Angel », titre bref mais au groove ravageur.
La tempête puis le calme sur « Heroes & Villains » où l’on trouve des ondes mystérieuses et des notes de banjo avant que les choses ne s’alourdissent un peu plus. Enfin « When The Seagulls » (on tient la référence au fameux speech d’Eric Cantona !) vient terminer cet EP dans un climat tres apaisé, aux notes éthérées bientôt rejointes par le synthé venant renforcer la mélancolie de cette conclusion.
Intéressante découverte que ce duo autoproclamé « offside post metal » qui, malgré son nom un brin biscornu et son format très original, ne va pas vraiment dans des contrées amusantes. Au contraire même puisque, entre introspection et phases plus tendues, YOYO CLUB 66 signe ici quatre premiers titres finement ciselés donnant déjà envie d’en entendre plus, vivement la suite !
YOYO CLUB 66
Soyez le premier à partager votre avis !
Laisser un commentaire