« La bande-son de la fin du monde ». Rien que ça ! Pour son premier album, A World Worth Burning met la barre assez haut niveau punchline, et le son produit correspond pas mal à l’annonce ! Composé notamment d’anciens membres de Vigil, le groupe américain propose sur The Sky Was Colored as Hammered Lead un voyage instrumental du genre mouvementé.
Le quartet part d’un concept narratif aujourd’hui assez commun, celui de décrire un monde courant à sa perte, ou l’injustice, l’avarice et la haine rêgnent. Bref, comme le nom du groupe l’indique: tout cramer semble la seule solution ! Mais avant d’en arriver là, voici donc une immersion dans des paysages sonores mouvants, oscillant entre tension et plénitude. Les riffs rugueux deviennent souvent éthérés (« Speak No Evil ») soutenus par une basse bien épaisse, tandis que quelques discrets synthés atmosphériques (« Ares (War) ») viennent apporter un surplus de désolation.
Reprenant le même genre de dynamiques qu’un Russian Circles auxquelles s’accolent le pouvoir immersif de My Sleeping Karma, il ne reste plus qu’à se laisser entrainer par ces huit compos dessinant de multiples méandres à l’impressionnant pouvoir cinématique. D’excellents débuts que tout amateur de trucs en « post » atmosphériques se doivent de tester.
A World Worth Burning
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