Du haut de ses 60 ans, Dez Fafara semble être en grande forme et il le prouve sur ce Strike And Kill, onzième album (en 24 ans d’existence) de Devildriver. Et derrière l’ancien frontman de Coal Chamber, le groupe californien aura connu de nombreux mouvements de line-up, ayant par exemple récupéré son bassiste originel Jon Miller en 2022, l’excellent batteur Davier Ortega Perez et plus récemment Gabe Mangold, guitariste des deathcoreux Enterprise Earth. N’ayant pas vraiment suivi la carrière du groupe, je découvre sur cet album un Devildriver toujours aussi alerte et percutant.
La recette du groupe n’a quasiment pas évoluée depuis ses débuts, œuvrant dans un metal mixant des éléments venant du groove metal, metalcore et death mélodique, éléments par dessus lesquels Fafara rugit toujours avec son timbre reconnaissable. Débutant par un « Dig Your Own Grave » donnant le ton, incisif et in your face, le quintet n’y va pas par quatre chemin pour faire sa tambouille, donnant instantanément de quoi bien remuer la tête. Un aspect quasi martial qui va donc accompagner ces treize compos, parfois agrémentées d’harmonies évidentes (les refrains de « Sanctified In Scars » ou de « Headed For The Fall »), voire carrément de l’acoustique sur « Summoning Shadows », histoire de varier un peu les plaisirs.
Des variations qui seront pourtant un peu trop rares le temps de ces (un peu plus de) cinquante minutes à la mécanique bien huilée, Devildriver faisant du Devildriver pur jus, véloce, plutôt technique mais fatalement un peu redondant sur la longueur. Néanmoins, la bande à Dez démontre un savoir-faire avec ces riffs rouleau compresseur marque déposée contenant ce qu’il faut d’accroche pour passer un bon moment.
Devildriver
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