Jeune formation suédoise ayant sorti en 2024 un premier jet (Descent Into Lunacy), Cryptorium a attiré l’attention du prolifique label indien Transcending Obscurity Records, sortant principalement tout ce qui se fait de meilleur actuellement en terme de death technique. Pourtant, le quartet de Stockholm vient se distinguer franchement de la majorité de ses congénaires en venant rendre hommage à la scène locale…
Difficile en effet de ne pas percevoir toutes les influences de Cryptorium, soient les grands classiques du genre, de Dismember à Grave en passant par Entombed, le jeune groupe montre qu’il connait ses fondamentaux en swedeath mais ne se contente pas de compiler des lieux communs. En effet, il se distingue notamment par son boulot sur l’atmosphère générale, plus poisseuse et crade que bon nombre de groupes dans le créneau. Un effet qui provient notamment du grain de guitare, à la fois gras et morbide, tandis que les vocaux, partagés entre le guitariste, le bassiste et le batteur, jouent à qui sonnera le plus putride.
De grooves horrifiques surplombées d’excellentes mélodies en passages frénétiques (auréolés de quelques soli assez entrainants), Through The Bowels Of Ceaseless Dissonance se réapproprie le genre en le roulant dans la crasse. Du classique donc, mais très bien exécuté. De là où il est, L.G. Petrov peut etre fier, la relève est bel et bien assurée !
Cryptorium
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