Bongripper – Miserable
Chronique Stoner/Sludge/Doom Instrumental

Bongripper – Miserable

beunz
beunz
Auteur
31 juillet 2014
il y a 12 ans
2,573 vues
Année de sortie
2014
Note

Utilisée en médecine, popularisée par le québecois Messmer, l’hypnose semble avoir sacrément la cote en ce moment. Depuis sa formation en 2005, Bongripper s’emploie aussi à participer au mouvement grâce à sa musique aux confluents du stoner, du sludge et du doom, le tout toujours complètement instrumental. Pour Miserable, son septième album déjà, (sans compter […]

Bongripper – Miserable

Utilisée en médecine, popularisée par le québecois Messmer, l’hypnose semble avoir sacrément la cote en ce moment. Depuis sa formation en 2005, Bongripper s’emploie aussi à participer au mouvement grâce à sa musique aux confluents du stoner, du sludge et du doom, le tout toujours complètement instrumental. Pour Miserable, son septième album déjà, (sans compter les splits et EPs), le quartet de Chicago reste fidèle à ses habitudes, jouant sur la lourdeur et n’ayant pas peur d’étirer ses morceaux en longueur afin de plonger l’auditeur dans une douce léthargie…

Les trois titres de ce nouvel album oscillent donc entre 18 et 28 minutes, des durées pouvant sembler décourageantes de prime abord mais qui sont coutumières du groupe. Endless débute par de lents riffs pachydermiques. Un peu répétitifs au départ et comprenant des structures (trop) communes, cette entame fait redouter un album peu enthousiasmant. Pourtant l’évolution du morceau rassure et l’hypnose commence à faire effet, notamment lors de la majestueuse accalmie à mi-morceau jusqu’au final noisy.

Descent prend ensuite le contrepied du titre d’ouverture. Alors qu’Endless déployait langoureusement ses ambiances, Descent attaque d’emblée par des riffs nerveux et sacrément accrocheurs pendant quasiment 19 minutes… enfin quasiment 12 plutôt, les 7 dernières étant allouées à une plage ambient envoutante, judicieuse respiration après ces deux monolithes de gras et avant le gros morceau de Miserable.

Into Ruin termine en effet cet album par une petite demi-heure condensant ce qu’on avait entendu jusqu’alors: du riff doom imposant tournant en boucle puis évoluant peu à peu. La progression se fait un peu plus lentement (forcément au vu de la durée) mais toujours au sein de cette optique à la fois groovy et destructrice.

Avec ce Miserable, Bongripper poursuit son fascinant pilonnage longue durée. En dépit d’un certain manque de surprises et de riffs comateux mis en boucle un peu trop longtemps, ce douloureux et enfumé nouvel album ne dépareillera pas dans la discographie de ce poids-lourd du genre… Vos paupières sont lourdes…

  1. Endless
  2. Descent
  3. Into Ruin

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Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

stoner/sludge/doom instrumental

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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