Omega Monolith – Fungus

Pas de commentaires      1 240
Style: instrumental sludge/doomAnnee de sortie: 2016Label: autoproductionProducteur: Thanos Bikos

Duo guitare/batterie formé en 2012 du côté d’Athènes, Omega Monolith officie dans un sludge instrumental influencé par les cadors du postcore tout comme par les groupes de chez Hydrahead. Fungus est leur troisième sortie: trois titres complémentaires pour un triptyque autour du temps et de l’espace ainsi que leurs « manipulations avec le son et la résonance ».

« The Future Is Gone » ouvre cet album avec 21 minutes de boucles hypnotiques se succédant, bardées d’éléments psychédéliques et de trouvailles sonores contrastant avec l’atmosphère inquiétante développée par les deux grecs. Certaines phases ont beau jouer sur les répétitions jusqu’à plus soif, on sent que tout est maitrisé et que le pouvoir de fascination se met en marche. De petits riffs tout simples en apparence aux bidouillages sonores intrigants (les bips en première partie de morceau) jusqu’aux lâchers de déflagrations terrassant tout ce qui se trouve à leur portée, on se laisse aspirer par cet infernal trou noir…

« The Time Has Come » réduit un peu la durée (12 minutes 40 à peine) mais poursuit dans cette exploration du monolithe, cette fois on plane un peu plus grâce à ces envolées psychés menant la danse, contrebalancées de riffs plus gras (un peu trop rares). Là encore, le groupe cherche à envouter en répétant inlassablement ses séquences et, contrairement au morceau d’ouverture, on finit par un peu s’ennuyer à cause de la redondance de ce riff principal, dommage car l’ambiance est pourtant saisissante. « The Past Is Now » termine ce Fungus de manière très singulière: démarrant de façon très minimaliste, la progression de ce titre devient aussi surprenante que fascinante avec l’ajout de cette basse groovy, de ces échos dans le lointain, de cette batterie plus légère qu’à l’accoutumée… L’excellente transition finale rappelant pas mal ce que produisait Capricorns (qu’est-ce que c’était bien ça !) se révèle inattendue et malheureusement bien trop courte par rapport au reste !

Un peu inégal mais contenant beaucoup de très bonnes choses (dont une chatoyante cover, un son parfait avec un certain James Plotkin (Khanate) au mastering…), Fungus possède une vision originale du sludge/doom en l’agrémentant d’éléments plus expérimentaux. Omega Monolith signe là un trip assez unique entre dimensions, textures, espace et temps, à vous de décoller maintenant…

  1. The Future Is Gone
  2. The Time Has Come
  3. The Past Is Now

Bandcamp

beunz
Up Next

Groupes cités dans la chronique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *