Graceful – No One Hears Us
Chronique Electro Rock

Graceful – No One Hears Us

beunz
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Auteur
29 novembre 2017
il y a 8 ans
3,844 vues
Année de sortie
2017
Note

Originaire de Nantes, Graceful s’attaque à un mélange de genres assez délicat: l’electro-rock, étiquette qui peut renfermer tout et n’importe quoi, dans le bon comme dans le mauvais sens du terme. Les quatre gaillards ont décidé d’élargir au maximum les influences et d’oser les expérimentations, faisant constamment le grand-écart entre les moments catchy et les […]

Graceful – No One Hears Us

Originaire de Nantes, Graceful s’attaque à un mélange de genres assez délicat: l’electro-rock, étiquette qui peut renfermer tout et n’importe quoi, dans le bon comme dans le mauvais sens du terme. Les quatre gaillards ont décidé d’élargir au maximum les influences et d’oser les expérimentations, faisant constamment le grand-écart entre les moments catchy et les passages plus aventureux, faisant de No One Hears Us une expérience unique.

Car ce que Graceful sait surtout faire, ce sont d’excellentes mélodies, le genres de mélodies bien entêtantes que tu te mets à fredonner bien longtemps après écoute tant leur évidence leur ont permis d’être imprimées dans ton cervelet. Ainsi « Help » puis « Buzz » font directement office de singles parfaits, le refrain aérien du premier, et les guitares acérées quasi stoner du second, s’écoutent sans effort, les sonorités electro complétant celles rock avec l’énergie qu’il faut. Sous les mêmes atours, « Death Race » va ensuite oser la rupture avec le côté « single en puissance », proposant un long break ambient à mi-chemin.

Un goût pour les accalmies ambient qui va ensuite devenir récurrent sur cet album. Sur le morceau-titre d’abord qui tel un interlude instrumental ultra aérien nous glisse dans la peau du mec volant de la cover. Un interlude tout de suite suivi par…un autre, « The Fall », très court moment assez étrange avec sa boite à musique. Graceful se signale aussi avec les trois derniers titres n’en formant qu’un seul, ce long triptyque intitulé « Those Bastards » est un passionnant condensé de la palette du groupe: entre stoner lourd, riffs néo metal succédant à d’autres plus progressifs, expérimentations sonores et envolées oniriques. Une conclusion très en décalage avec les précédents titres (surtout les deux premiers de l’album, beaucoup plus immédiats) mais qui vaut tout de même le détour (notamment l’ultime partie entre bruitages et piano).

Blindé de surprises, ce premier long-format de Graceful brille par son originalité, faisant côtoyer ambiances diamétralement opposées, sérénité et lourdeur, rage et introspection. On trouve chez eux quelques réminiscences de Shaka Ponk (oui vous avez bien lu, la voix étant assez proche, tout comme leur côté un peu barré), de gros riffs néo façon Korn, d’autres plus stoner assez proches de Truckfighters, puis des ambiances rappelant The Faint. Sauf que Graceful nous sert un gloubiboulga bien dosé de tout ces éléments, réussissant surtout à imposer sa forte identité tout au long de ce surprenant premier album.

  1. Help
  2. Buzz
  3. Death Race
  4. Sweet Revolt
  5. No One Hears Us
  6. The Fall
  7. Cage Me
  8. Those Bastards Part I
  9. Part II
  10. Part III

Bandcamp

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

electro rock

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Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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