En matière de synthpop, New Meaning, le troisième album de Tempers aura marqué l’année 2022 par son caractère unique entre déprime nocturne et nostalgie des discothèques des années 80. Quatre ans plus tard, le projet de Jasmine Golestaneh (créditée seule sur la fiche promo) revient avec ce Delusion, apparaissant comme son album au panel le plus étendu.
Et il n’y a pas longtemps à attendre pour s’en rendre compte puisque l’ouverture « Sublevel » vient nous prendre par surprise par son ambiance étrange, sorte de darkwave aux vocaux parfois trafiqués pour un étonnant résultat: une rêverie hypnotique virant vers l’inquiétant. Une étrange entame pour Tempers qui va faire un sacré grand écart sur les titres suivants.
Passant de la mélancolie minimaliste (« Rise And Fall Fetish ») au tube dansant aux faux airs de Body Of Light (« Who Says », ultra efficace) avant de revirer de bord du côté de l’atmosphérico-orchestral tubesque (« Fail Better » et son mémorable refrain qu’on imagine bien illustrer prochainement une pub pour du parfum), on suit avec plaisir Tempers aller de droite à gauche en ouvrant son spectre comme jamais mais conservant sa si singulière identité.
La seconde partie de l’album n’est pas en reste, laissant apparaitre plus de guitare (notamment sur l’énergique « What We All Get ») avant de revenir vers sa recette de rêverie et de rythmiques dansantes, toujours avec justesse.
Malgré sa durée plutôt ramassée (37 minutes à peine), Delusion est sûrement l’album de Tempers contenant le plus de variété. Des directions multiples qui auraient pu nous égarer mais qui donnent finalement une vraie dynamique à ce nouvel album. Un album tout sauf linéaire mais hautement hypnotique convenant, une fois de plus, à accompagner vos futures déambulations nocturnes en solitaire.
Tempers
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