Grist – City Of Plight
Chronique Grindcore

Grist – City Of Plight

beunz
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Auteur
12 novembre 2018
il y a 7 ans
3,909 vues
Année de sortie
2018
Note

Repéré il y a trois ans sur In Grindo Veritas (compilation contenant la fine fleur du grind à la française), Grist est un groupe parisien contenant en son sein des mecs ayant fait leurs armes dans des groupes hautement respectables tels que Gorod, Remote, Ritualization et Merrimack. Un background qui ne transparaît aucunement (ou presque) […]

Grist – City Of Plight

Repéré il y a trois ans sur In Grindo Veritas (compilation contenant la fine fleur du grind à la française), Grist est un groupe parisien contenant en son sein des mecs ayant fait leurs armes dans des groupes hautement respectables tels que Gorod, Remote, Ritualization et Merrimack. Un background qui ne transparaît aucunement (ou presque) dans ce City Of Plight, premier album d’un grind particulièrement abrasif. Enregistré par un certain William Blackmon qui a travaillé sur de nombreux albums de grind, crust et assimilés (The Arson Project, Passive Dödshjälp, Victims…) et qui est surtout connu pour être multi-instrumentiste chez Gadget, on retrouve chez Grist une filiation avec le groupe de leur producteur.

« Ladies and Gentlemen, welcome to violence! » Ce sont ces quelques mots qui introduisent le rouleau-compresseur qu’est « Serbian Box Cutter », courte tornade de frénésie menée par un vocaliste bien énervé (on nous le confirmera via l’outro de ce titre) et par des guitares au jeu alternant les attaques virulentes et les « mélodies Nasumiennes ». « Zorba Style » puis « Cock Teases Are Bad » confirment ce goût des parisiens pour le grind accrocheur, balançant d’excellents breaks au milieu de leur violence frontale.

Vient ensuite « La Méthode du Sens Unique », étonnant titre instrumental de plus de trois minutes nous montrant une facette presque apaisée de Grist. Cet espèce de post-metal à multiples changements de plans et quelques bidouillages sonores nous offre une étonnante atmosphère, loin de la furie installée depuis de l’album. Une césure pour mieux se remettre dans l’ultra violence avec « Stalincrack » puis « Charles-Henri », dépassant à peine trente secondes chacun. Enfin « Robiocoop » (quel titre !) nous terminera avec à nouveau un grind tendu mais contenant une véritable accroche « émotionnelle » par ses quelques trémolos.

Sorti en début d’année dans un premier temps, City Of Plight connaît une ressortie via Cold Dark Matter Records en cette fin d’année. Parfait pour (re)découvrir ce groupe ayant réussi à se réapproprier l’héritage du grind à la suédoise avec prestance. On a maintenant très envie de découvrir ça en live !

  1. Serbian Box Cutter
  2. Zorba Style
  3. Cock Teases Are Bad
  4. La Méthode du Sens Unique
  5. Stalincrack
  6. Charles-Henri
  7. Robiocoop

Bandcamp

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

grindcore

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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