Membrane – Burn Your Bridges
Chronique Noise/Post-Hardcore

Membrane – Burn Your Bridges

beunz
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Auteur
8 avril 2019
il y a 7 ans
3,821 vues
Année de sortie
2019
Note

Comme la coupe du monde de foot, c’est tous les quatre ans que l’on prend rendez-vous avec Membrane pour un nouveau long-format. Entre-temps, le groupe de Vesoul n’aura pas chômé, ayant sorti en 2017 un live et un EP (Erase). Le trio n’a pas trop touché à sa recette depuis presque vingt ans, à savoir […]

Membrane – Burn Your Bridges

Comme la coupe du monde de foot, c’est tous les quatre ans que l’on prend rendez-vous avec Membrane pour un nouveau long-format. Entre-temps, le groupe de Vesoul n’aura pas chômé, ayant sorti en 2017 un live et un EP (Erase). Le trio n’a pas trop touché à sa recette depuis presque vingt ans, à savoir un mélange de noise et de post-hardcore (voire de post-metal), et montre avec ce Burn Your Bridges qu’il sait y faire pour installer un climat aussi tendu que mélancolique.

« Stand In The Rain » débute cet album, neuf minutes massives entre atmosphères retenues et déferlement noise, mais c’est bien la lourdeur qui l’emportera ici. Le chant accompagnant ces chapes de plomb est au diapason, arraché et tranchant, il symbolise parfaitement l’aura de douleur qui traîne tout au long de cet album. Pourtant Membrane semble ici un peu plus ouvrir son panel d’influences, et cela passe notamment par le morceau-titre « Burn Your Bridges » qui nous installe son climat automnal (avec bruitage de pluie fort à propos) dans un titre rock minimaliste inquiétant.

Outre ce titre à part, les vésuliens nous baladent à travers leurs influences qui se voient idéalement distillées dans des compos travaillées au détail, tel le nerveux post-hardcore « Childhood Innocence », le quasi post-black metal « Fragile Things » ou encore le stoner « Battlefield ». Des influences qui passent aussi par le cinéma vu que l’on retrouve parfois des samples de films, notamment de « L’Armée des 12 Singes » pendant « Windblown ».

Et si décrit ainsi Burn Your Bridges peut sembler tel un assemblage d’influences (nouvelles), Membrane y adjoint sa propre personnalité, ce qui fait que cet album ne ressemble à nul autre que ses géniteurs. Une nouvelle plongée dans un monde aussi sombre que désespéré, une nouvelle réussite.

  1. Stand In The Rain
  2. Childhood Innocence
  3. Battlefield
  4. Burn Your Bridges
  5. Fragile Things
  6. Windblown
  7. At Long Last

Bandcamp

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

noise/post-hardcore

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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