Soft Kill – Metta World Peace

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Style: post-punk/new-wave & moreAnnee de sortie: 2023Label: Cercle Social Records

Plutôt régulier dans ses sorties, c’est pourtant sans effet d’annonce préalable que Soft Kill a sorti ce Metta World Peace. Le groupe de Chicago, bébé de Tobias Grave, a décidé de livrer une suite à Canary Yellow (2022) en se tournant du côté de la bedroom pop, en en récupérant le caractère expérimental, tout en poursuivant dans son « sad rock », mélange personnel de post-punk, new wave et rock. Plus surprenant, le groupe s’ouvre aussi sur ce nouvel album à un univers hip-hop (complété par quelques featurings), pas du tout hors sujet…

Annonçant avoir été inspiré par l’ennui et par Guided By Voices, Metta World Peace débute par une intro « Rat Poison », minimaliste mais tristounette (donnant la tonalité de l’album), avant d’aller dans une new-wave de haute volée avec « Trouble » puis « Behind The Rain », tous deux imparables tant dans leurs mélodies que dans les émotions délivrées.

« Past Life II » vient ensuite amener la facette hip-hop de Soft Kill, là aussi on demeure dans la froideur, se rapprochant pour le coup d’un Bones. Dans sa continuité, « Paranoid » invite le rappeur Evil Pimp, pour un titre planant pas très loin des débuts de Yung Lean, faisant à nouveau profiter du flow de Grave.

Après cette doublette hip-hop, Soft Kill revient à son mix de new-wave et de post-punk avec « Molly », premier single évoquant The Cure et Drab Majesty. « Veil Of Pain » s’offre ensuite les services de N8NOFACE (synthpunk de L.A.) pour un titre à la mélodie simplement obsédante, avant de terminer l’album avec « Fuck Boy », conclusion aussi déprimante que dansante, l’electro lui allant aussi bien que le hip-hop.

Metta World Peace, bien que très ouvert au niveau des styles musicaux, n’en est pas pour autant déséquilibré. Ce nouvel album montre d’inattendues ouvertures, prend des risques mais retombe toujours sur ses pattes, chaque titre, même pris individuellement, se révélant comme un tube en puissance. Clairement le meilleur album de Soft Kill, et sûrement l’un des AOTY de 2023.

Tracklist :

  1. Rat Poison
  2. Trouble
  3. Behind The Rain
  4. Past Life II
  5. Paranoid
  6. Molly
  7. Veil Of Pain
  8. Fuck Boy

beunz
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Commentaire

  1. RBD says:

    J’ai évidemment essayé cet album, tant j’ai aimé le groupe jusqu’à « Savior » inclus. Mais je n’arrive pas à suivre Tobias Grave dans ce virage entamé avec « Dead Kids, RIP City ». Il conserve une facette Post-Punk New Wave, mais son intérêt croissant pour l’Indie Rock de plus en plus Pop voire le Hip-Hop à présent, ça me laisse au bord de la route. Elle va l’emmener vers le succès, ce n’est clairement pas un mauvais disque, un nouveau public lui est déjà acquis depuis ce virage. Mais je préférais Blessure Grave, la période ultra triste des débuts de Soft Kill et même l’époque plus virile et lumineuse de « Savior ». Tant pis.

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