Cubic Space Division – Cubic Space Division

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Style: metal/hardcore atmosphériqueAnnee de sortie: 2003Label: Undergroove

En 2001 la scène metal anglaise se retrouvait orpheline avec l’explosion en plein vol d’Earthtone9 et la perte de son équipage au quatre coins de la galaxie. Aujourd’hui la mémoire du défunt se perpétue à travers Karl Middleton, désormais chanteur dans The Blueprint et Twin Zero ainsi que Jamie Floate, fondateur de Cubic Space Division. Jamie Floate (chant, guitare), Olly Smith (guitare, chant), Olly Craggs (basse) et Simon Ziolkowski (batterie) pratiquent un metal hardcore aux frontières de groupes tel que Cult Of Luna, The Postman Syndrome ou Earthtone9. Mais Cubic Space Division ne se contente pas de poursuivre la démarche du regretté groupe anglais et affirme, avec cet album éponyme, une identité propre.

Originaire du Kent, Cubic Space Division débarque en 2002 avec la sortie de l’EP The Tesseract Diffusion. Ce premier fait d’arme permet au groupe de s’engager au coté du label anglais Undergroove Records. C’est à travers 6 nouvelles compositions qui viennent s’ajouter aux 3 autres déjà présentes sur l’EP que l’on découvre les sonorités massives d’un metal sombre et intelligent.

Au coeur d’un grondement electro acoustique, « Red Shift » ouvre les hostilités. La basse vrombissante déploie sa force de frappe à coups de riffs pachydermiques. Les guitares cinglantes éclatent pour mieux imposer leurs mélodies tandis que le chant langoureux laisse place à des hurlements gutturaux. Jamie Floate a parfaitement su s’entourer et ses nouveaux partenaires ne se contentent pas de faire de la figuration. Sur « Per Se », les hurlements d’Olly Smith se mêlent à la voix claire de Jamie Floate, Lancé à pleine vitesse, Cubic Space Division explore des paysages sonores futuristes, tour à tour obscurs et lumineux. Les huit minutes de « Bohemian Grove » alternent avec intelligence interludes étouffants, passages d’une férocité parfaitement maîtrisée et envolées mélodiques. La qualité de la production se met au service de la puissance que dégage le groupe. Transportées par une section rythmique impeccable, Cubic Space Division impose son metal rageur et nuancé.

Ballades mélodiques inutiles et laborieuses, « Camber » et « A Plane Without Surface » viennent rompre la dynamique impitoyable de cette belle mécanique. En s’éloignant un peu trop de ses bases métalliques, la musique du groupe perd de se son éclat. « A Plane Without Surface » et sa nappe electro, ses riffs répétitifs et les lamentations du chant énervent plus qu’elles ne touchent. « Camber » et sa longue intro très neo metal peinent à convaincre. Mais le groupe retrouve rapidement son chemin à travers une atmosphère oppressante et mélancolique.

Sans s’affranchir de ses nombreuses influences et à défaut d’être véritablement original, Cubic Space Division nous livre un album honnête. Loin de révolutionner le genre, le groupe n’hésite pas à multiplier les expériences sonores et son mélange de hardcore metal mélodique parvient à capter notre attention. Lorsqu’il ne tombe pas dans des travers neo metal, Cubic Space Division joue à merveille du contraste violence/émotivité aidé par la voix unique de Jamie Floate au service d’envoûtantes mélodies. A l’image de « Red Shift » ou de l’épique « Higher State », la musique proposée par le combo est pleine de promesses. Vivement la suite.

  1. red shift
  2. higher state
  3. bohemian grove
  4. per se
  5. camber
  6. x-axis
  7. a plane without surface
  8. silhouette
  9. bear the tide
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