Kaonashi – I Want To Go Home.
Chronique Emo/Mathcore Expérimental

Kaonashi – I Want To Go Home.

beunz
beunz
Auteur
3 juin 2025
il y a 1 an
4,775 vues
Année de sortie
2025
Note
L'album explore des perspectives variées tant visuellement que musicalement, oscillant entre des sonorités brutales et complexes, des passages plus doux et mélodiques, tout en maintenant une créativité sans limites et une imprévisibilité marquée, caractéristique de la scène post-hardcore.
Kaonashi – I Want To Go Home.

Album après album, Kaonashi entretient un mystère avec ses pochettes. En effet, depuis Dear Lemon House… (2021), chaque album se focalise sur la même photo mais avec un point de vue différent. Et ce sera bien à nouveau le cas sur ce I Want To Go Home, ouvrant sa perspective tant visuellement (c’est comme si on dézoomait ici) qu’au niveau musical.

Œuvrant à nouveau dans des champs très ouverts, le groupe new-yorkais s’affranchit toujours des codes et fait un son assez difficile à décrire. Passant d’un extrême à l’autre, parfois en une fraction de seconde, le grand écart offert par Kaonashi est permanent. Nous faisant entrer dans le bain avec un mathcore brut et complexe avec pendants death metal (« Fairmount Park After Dark »), le groupe mené par le charismatique Peter Rono passe ensuite sans transition à une forme plus douce avec « Extra Prayers » entre post-rock et expérimental puis revient à son post-hardcore/emo aussi énergique que chaotique sur « When I Say ».

Comme vous l’aurez compris, c’est un trip loin d’être de tout repos que propose ce groupe touche-à-tout, plein d’embardées mais avec de nombreuses phases mélodiques très catchy comme sur « J.A.M.I.E. » où l’on retrouve le timbre si particulier d’Anthony Green (Circa Survive). Conservant son goût pour les cahots agressifs (« Elephant In The Room (If You Can Keep A Secret) »), le trio multiplie les angles d’attaque et se distingue toujours par sa folie et son imprévisibilité (notamment sur le triptyque final « The Sanguine » qui, comme les titres précédents, passe par bien des humeurs).

Toujours à part dans la scène post-hardcore et dérivés (certains n’adhèreront pas, c’est certain), Kaonashi poursuit sa carrière avec une créativité sans aucune limite.

  1. Confusion In A Car Crash
  2. Fairmount Park After Dark
  3. Extra Prayers
  4. When I Say
  5. J.A.M.I.E.
  6. Red Sink, Yellow Teeth
  7. Slower Forms Of Suicide
  8. Fly On The Wall (An Orange Sidewalk Paved Around Your Feet)
  9. Elephant In The Room (If You Can Keep A Secret)
  10. The Sanguine I – Nevermind, Narcissist
  11. The Sanguine II – Misguided Malice
  12. The Sanguine III – Auditorium Annihilation

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

emo/mathcore expérimental

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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