Io – Monolith
Chronique Post Rock

Io – Monolith

matt_moussiloose
matt_moussiloose
Auteur
23 juin 2008
il y a 18 ans
2,097 vues
Année de sortie
2008
Note

Io est un jeune quartet d’outre-manchots allaités aux plus torrentielles cascades électriques de leurs aînés Mogwai. Io distillent leur came par les bonnes grâces d’Arghh! Records, label d’ici qui a saisi l’intérêt pragmatique de l’outil myspace – jusqu’à renoncer à avoir son propre site Internet – et n’a pas peur d’internationaliser son catalogue (on l’a […]

Io – Monolith

Io est un jeune quartet d’outre-manchots allaités aux plus torrentielles cascades électriques de leurs aînés Mogwai. Io distillent leur came par les bonnes grâces d’Arghh! Records, label d’ici qui a saisi l’intérêt pragmatique de l’outil myspace – jusqu’à renoncer à avoir son propre site Internet – et n’a pas peur d’internationaliser son catalogue (on l’a vu avec Hadoken). Io n’est pas un groupe vache (désolé je ne savais pas comment placer la référence mythologique…), sauf peut-être par son modus operandi, qui est celui d’une transhumance en rangs serrés et infendables vers les estives ouvertes au ciel de son post-rock virevoltant et oxygéné.

Comme beaucoup de leurs contemporains, Io travaillent leurs guitares sur une enclume progressive pour en tirer une forme de quintessence sonique à base d’accords courts et précis, imbriqués en habiles meccanos dont la structure s’allonge et grimpe en densité vers la nécessaire délivrance orgasmique de la palissade rugissante. Ces dernières ne font d’ailleurs pas dans la demi-mesure, mais plutôt dans le gros coup de corne qui vous embosse une cuirasse à chaud. Non sans un côté nerveux à la Capricorns, pour rester dans l’insulaire. Le contraste tient en alerte. On ne peut que s’en féliciter.

Comme (trop) peu de leurs contemporains, Io ne sont pas des orfèvres calfeutrés au chevet de leur musique et ne se réfugient jamais dans la contemplation plus de temps qu’il n’en faut pour installer une ambiance. Leur post-rock a ce côté nomade et généreux qui colle aux escapades dominicales à la boussole. Une haleine étonnamment tonique et chargée d’espoir candide, qui fait oublier sans problème qu’on a pas encore affaire aux magiciens qu’appelle le genre pour se renouveler en profondeur, que les riffs porte-couilles sont tout juste plus nuancés qu’une pelle excavatrice Caterpillar, et que Monolith arrive quatre ans trop tard pour pousser Australasia dans les orties et prendre la place de Pelican chez HydraHead.

  1. dr. doom
  2. where we’re going we don’t need roads
  3. we destroyed the robot professor
  4. and this is our victory dance
  5. farewell my concubine
  6. girl-on-girl

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

post rock

Catégories

Famille/Genre

Tags Styles

matt_moussiloose

matt_moussiloose

69 articles publiés

0 commentaire

Soyez le premier à partager votre avis !

Laisser un commentaire

Minimum 10 caractères. HTML basique autorisé.

* Champs obligatoires

Partager cet article