Aiguisez vos épées et enfilez vos cotes de maille, Darkenhöld est de retour ! Cinq ans après le très bon Arcanes & Sortilèges, le trio niçois poursuit son exploration du Moyen-Age mis en musique dans un black metal versant généreusement dans l’épique.
A l’image de sa cover peinte dans des nuances colorées entre lever de soleil et orage menaçant, Le Fléau du Rocher tend à explorer à nouveau des paysages nous immergeant dans un film historique à grand spectacle. Demeurant mélodique grâce à une approche riffique virevoltante et soutenue par quelques claviers atmosphériques, le black metal du groupe tire sa personnalité du timbre très singulier de son vocaliste Cervantes qui, comme son nom ne l’indique pas, ne chante pas en espagnol mais bien en français, dégageant une agressivité perçante (et aux lyrics toujours très audibles) hors des clichés du genre.
Parfois symphonique tout en évitant l’aspect pompeux du style, groovy grâce à de solides variations rythmiques, allant du côté du médiéval/pagan (« Troubadour »), voire plus virulent grâce à des riffs dans un esprit plus thrash tout en restant atmosphérique (« Dans l’Antre de la Vouivre »), Darkenhöld envoie un nouveau chapitre de black metal chevaleresque typiquement 90’s, accessible mais sans tomber dans la facilité. Très efficace.
- Codex de la chevalerie
- Le cortège royal
- Temps enfouis
- L’ascension du mage noir
- Dans l’antre de la Vouivre
- Troubadour
- Le fléau du rocher
- Gardienne des dryades
- Sortilège ancestral
- La cavalerie fantôme
- Pour le royaume
Darkenhöld
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