Baest – Colossus
Chronique Death N'roll

Baest – Colossus

jonben
jonben
Auteur
23 septembre 2025
il y a 0 an
3 commentaire s
15,905 vues
Année de sortie
2025
Note
Groupe danois de death metal proposant là son quatrième album en six ans, alliant un son old school à des riffs influencés par le thrash des années 80 et le hard rock, tout en conservant une production solide et des éléments de divertissement, marquant une évolution vers un style plus accessible.
Baest – Colossus

Ça m’étonne moi-même de ne pas avoir encore chroniqué un album de Baest, groupe de death metal danois qui m’avait déjà accroché dès leur premier album Danse Macabre en 2018. Voici donc leur quatrième album en six ans, preuve d’un rythme de sorties qui rappelle celui des pionniers du genre.

Autant être clair : la musique de Baest n’a rien d’original. Ils font du death metal old school, mid-tempo, dans la droite lignée de Bloodbath, lui-même né de la volonté de grands noms du metal de rejouer du death à l’ancienne. Leur credo : le son gras et baveux de la pédale HM-2, immortalisé par la scène suédoise des années 90. On pense à Entombed, Unleashed, Illdisposed ou encore Bolt Thrower.

Leur esthétique est fidèle à l’imagerie death : paroles bas du front, clips bien sanglants et look de métalleux scandinaves pur jus, mais ils ont le bon gout de ne pas se prendre trop au sérieux. Le tout est porté par un growleur en chef à la voix caverneuse parmi les plus puissantes du moment, des riffs accrocheurs, une production solide et un jeu carré. Résultat : un death classique (mais pas forcément « old school »), efficace et fédérateur.

J’en profite pour mentionner que j’adore leur morceau « Ecclesia » figurant sur un EP sorti en 2022, un titre de Death downtempo de près de 8 minutes qui les voyait explorer une facette plus progressive de leur musique, mais curieusement c’est pas dans cette direction qu’ils se sont dirigés sur ce nouvel album.

Ce nouvel album nommé Colossus les voit bifurquer sensiblement: le son reste death, avec cette disto grasse omniprésente et la voix d’outre tombe, mais les riffs lorgnent cette fois vers le thrash 80s, voire le hard rock. Par moments, on flirte carrément avec l’esprit AC/DC passé à la moulinette death, un vrai virage vers le Death’n’Roll. Pas mon style de prédilection, mais ici, ça fonctionne : l’album est fun, bien foutu et franchement divertissant.

Ils osent même un titre, « King of the Sun », avec un chanteur de hard finlandais, et c’est carrément réussi. Comme quoi, parfois, il suffit de peu : un son, des riffs, une voix… et Baest coche toutes les cases.

Artistes / Groupes

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Genre selon le Chroniqueur

Death N'Roll

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jonben

jonben

Krakoukass et moi avons fondé Eklektik en 2004, peu après mon installation à Paris, à la suite de la disparition du webzine dont le forum avait été notre terrain d’échanges. Avec des parcours musicaux proches, entre rock et metal, nous partagions le goût de l’ouverture et de la découverte permanente de nouveaux sons. Au fil du temps, mes goûts se sont affinés : je m’intéresse surtout aux groupes et styles des années 90 à aujourd’hui, avec une touche de 70s. J’ai longtemps profité des concerts parisiens et des festivals européens, et j’ai également joué de la guitare plusieurs années au sein d’Abzalon. Mes terrains de prédilection restent le metal/hardcore, le death technique, le sludge/postcore et le rock/metal progressif, avec des escapades régulières du côté du jazz fusion et du funk.

683 articles publiés

3 commentaires

Darkantisthène

il y a 0 an

J’espérais mieux car je trouve ce groupe très talentueux ; leur death peu sembler « facile » à première vue mais les multiples écoutes de leurs albums précédents apportent toujours leur lot de satisfaction. J’aime beaucoup le petit virage « hard rock » de cette sortie mais le niveau des compos n’est pas à la hauteur de ce qu’on pouvait espérer. Petite déception donc.

Jonben
il y a 0 an

C’est pas un album incroyable mais il passe bien et j’aime beaucoup certains morceaux dont King of the Sun. Par contre à choisir j’aurais préféré une orientation plus prog comme certains de leurs morceaux d’il y a quelques années le laisser présager.

RBD

il y a 10 mois

Baest a pris au bon moment la décision d’évoluer, ça s’est fait assez naturellement d’ailleurs. La production de Tue Madsen est adaptée, et le fond d’humour qu’ils ont toujours eu s’affirme encore mieux tout en abandonnant la saveur vulgaire qui lui collait. Surtout, ce chemin vers des inspirations Hard et Thrash traditionnelles vont certainement attirer un nouveau public. Personnellement je n’ai jamais été fana du Hard de Papa et j’accroche donc moins à cet album qu’aux précédents au bout du bilan, malgré les progrès que j’ai reconnu au début. Je ne suis sans doute pas le seul parmi leurs fans antérieurs. Une page de leur histoire est tournée. Pas de la mienne avec eux : je ne renie pas le groupe ni ne vais jeter cet album au compost, mais j’ai bien fait d’aller les voir avant.

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