Projet monté à Bordeaux par un certain Sébastien Carl, Hørd n’est pas un nouveau venu sur la scène electro française, ce Bluestar étant son cinquième album. Le vidéaste de son état a souhaité cette fois faire les choses de façon encore plus personnelle en allant jusqu’à créer son propre label (Paragon Recordings) afin de délivrer sa darkwave… qu’il considère plutôt comme de la « lightwave ».
Et cette appellation apparait comme des plus judicieuse, Bluestar prouvant dès son entame que son pouvoir d’élévation va plus vers la lumière que le crépuscule. Avec son onde enveloppant l’espace dans un cocon très confortable, « Awake » et son chant délicat pris dans la réverb offrent un titre d’ouverture mémorable à la lisière de l’ambient et de la pop.
Et la suite de l’album va aller au gré des humeurs de son compositeur, allant du côté de la trip hop (« Rkvk »), du dansant quasi batcave (« White Trash »), avec un peu d’indus (« Fade »), de synthwave (la rythmique de « The Dark Horse ») et du minimalisme flirtant avec le drone (« Cath »). Un univers très riche magnifié par les mains expertes de Maurizio Baggio (rien à voir avec Roberto) qui a par le passé assuré le mastering pour Messa, Kontravoid ou encore Boy Harsher.
Bluestar se révèle comme un album dégageant une aura ambivalente entre bien-être (cette constante impression de flotter) et mélancolie latente se diffusant (par vagues) de manière très limpide chez l’auditeur. Une jolie découverte pour vos futures séances d’introspections.
Hørd
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