Comparatif : 5 casques bluetooth avec réduction de bruit active

Comparatif : 5 casques bluetooth avec réduction de bruit active

krakoukass
krakoukass
Auteur
5 avril 2026
il y a 6 mois
1 commentaire
37,193 vues
Un comparatif subjectif et personnel de 5 casques audio bluetooth testés.
Comparatif : 5 casques bluetooth avec réduction de bruit active

On a beau être des mélomanes exigeants et pour certains conserver encore un attachement particulier ou une préférence pour le format physique (cd ou vinyle), il est aisé de faire le constat suivant : on passe de plus en plus de temps à écouter de la musique dématérialisée notamment via les désormais incontournables plate-formes de streaming, et souvent en mobilité (mais pas seulement). On est par conséquent tenté de s’équiper d’un casque bluetooth qui nous permette d’allier le côté pratique/mobile à une certaine exigence en matière de qualité sonore, couplée à une volonté de s’isoler du monde extérieur pour profiter de sa musique dans une « bulle », d’où la présence de système de réduction de bruit sur la plupart des casques bluetooth du marché.

Ce petit article sans prétention vise à partager mon expérience dans la quête du « casque bluetooth parfait » (spoiler alert : il n’existe pas).

Cela fait un moment que je m’intéresse à ce marché, j’ai acquis il y a bien longtemps le premier vrai casque bluetooth à réduction active de bruit (ANC pour Active Noise Cancelling) le Sony MDR-1000X qui est devenu par la suite le Sony WH-1000 XM. J’ai par la suite acquis le modèle XM3 (de Sony également) qui a longtemps été considéré comme un des tous meilleurs casques bluetooth à réduction de bruit du marché. J’ai ensuite basculé chez Bose avec le QuietComfort SE (l’équivalent du Bose QC45) que j’ai très vite revendu, pour faire l’acquisition début 2024 du Bose QC Ultra sorti il y a quelques mois. Je l’ai gardé pendant plus d’un an avant de me mettre en quête d’un meilleur casque, un peu agacé par certaines tonalités qui ne me convenaient pas sur le QC Ultra (notamment dans les aigus). Pour le dire autrement mon niveau d’exigence sur la qualité sonore s’est élevé malgré moi, car objectivement le QC Ultra reste encore aujourd’hui un très bon casque. J’ai vendu mon Bose et me suis mis en quête du meilleur casque bluetooth ce qui m’a amené à faire l’acquisition de plusieurs casques pour effectuer des comparaisons et décider d’en garder un (ou plusieurs, on y reviendra).

Petite précision à ce stade de l’article : j’ai bien conscience que les casques bluetooth ne rivalisent pas (en tout cas pas encore tout à fait) avec les casques filaires ouverts notamment sur le plan de la qualité sonore (et surtout de la largeur de la scène sonore), mais le sujet est bien ici de couvrir uniquement les casques bluetooth sans fil. C’est donc sur ce seul créneau que je me positionne dans cet article. Par ailleurs tous les casques dont je vais parler dans cet article ont été achetés par moi, d’occasion (pour le Sony XM6, le Dali IO-12 et le Heavys H1H) ou neufs (les 2 autres). Je ne suis donc subventionné par aucune marque et mon avis est simplement MON avis, empreint de toute la subjectivité inhérente au sujet : en effet il n’existe pas de vérité absolue concernant les casques (et plus généralement le matériel hifi), et peut-être que vous aurez un avis différent et une préférence différente parmi les 5 casques ici évoqués. Je crois cependant qu’on peut tenter de dégager le plus objectivement possible, des points forts et des points faibles sur ces différents appareils et c’est donc ce que je vais m’efforcer de faire ici.

Brève présentation des 5 casques en « compétition » ici

J’ai consulté beaucoup d’articles et regardé de nombreuses vidéos qui m’ont amené à faire l’acquisition des 5 casques présentés ici. Dans l’ordre d’achat :

le Sennheiser HDB630 et sa housse
  • Sennheiser HDB630 : repéré avant sa sortie (le 8 octobre 2025), je l’ai attendu comme le messie et l’ai acheté dès qu’il était disponible. Evolution du best-seller de la célèbre marque allemande, le Momentum 4 (qui est un très bon casque que j’ai eu l’occasion de tester), ce nouveau casque est présenté par la marque comme le premier casque « audiophile » bluetooth. Une affirmation marketing alléchante, même s’il elle s’avère inexacte (en effet les allemands oublient volontairement de mentionner entre autres le Bathys de la marque française Focal – et sa déclinaison encore plus haut de gamme le Bathys MG – et le IO-12 des danois de Dali). Ce qui est vrai en revanche c’est que le positionnement tarifaire (499€ au lancement), même s’il reste élevé, est beaucoup plus raisonnable que la concurrence sur le créneau haut de gamme bluetooth audiophile (le Bathys étant proposé à 799€, la version MG à 1199€, et le Dali IO-12 à 999€ en prix de lancement).
le Sony XM6 silver
  • Sony WH1000-XM6 : Je n’avais pas prévu de l’acheter, mais j’étais tout de même intrigué de tester le nouveau « flagship » de Sony en matière de casque bluetooth, et le fait de le trouver pour un prix très réduit (228€ au lieu du prix de lancement de 449€) sur un site d’occasion en « très bon état » (qui s’est avéré être quasi neuf) m’a convaincu de sauter le pas. En dehors du fait qu’il soit régulièrement présenté comme le roi de la réduction de bruit (et bien que le match soit probablement serré sur le sujet avec le Bose QC Ultra II), il est aussi l’un des deux seuls casques présentés ici avec une conception pliable (avec le H1H de Heavys) ce qui le rend plus facilement transportable que les autres.
le p100SE de Cambridge
  • Cambridge Melomania P100SE : Ce casque relativement peu connu, a pourtant fait l’objet de reviews dythirambiques sur des chaînes spécialisées dans le test de casques. Il s’agit de la nouvelle version du P100 (avec essentiellement un mode « DynamEQ » ajouté, qui permet selon Cambridge de booster les basses et les aigus à faible volume, sans que cela constitue une grande différence avec le casque original si j’en crois les testeurs qui ont pu comparer les deux casques) et ce qui est particulièrement intéressant c’est qu’il est proposé au prix très compétitif de 279€. On peut même en ce moment le trouver à 229€ et c’est ce qui m’a d’ailleurs poussé à en faire l’acquisition pour le tester, très intrigué par le fait qu’un casque aussi peu connu, fasse l’objet de tant d’éloges.
Le IO-12 de Dali et ses coussinets imposants
  • Dali IO-12 : Alors là on change complètement de dimension et d’approche, puisque le IO-12 se veut un casque audiophile aux fonctionnalités intentionnellement très limitées (c’est le seul casque de ce comparatif qui ne propose aucune application mobile pour configurer le casque ou activer/désactiver certaines options) et au tarif très élevé (999€ en prix de lancement). Les ingénieurs de Dali sont tellement confiants dans leur produit que là où la plupart des casques proposent des options d’ajustement du son et d’égalisation, ils ne proposent que 2 types de son : le mode « hifi » par défaut, et le mode « bass ». Ce changement de mode d’EQ s’opère simplement via un bouton physique. Il se distingue aussi des autres casques par son design particulier qui évoque les vieux casques audiophiles de salon avec ses énormes coussinets rectangulaires. J’ai pu le trouver à 580€ d’occasion ce qui m’a poussé à l’acquérir pour vérifier si le côté audiophile fait effectivement une vraie différence avec la concurrence moins onéreuse.
Le H1H un casque qui vise le public metalleux
  • Heavys H1H : Celui-ci est un peu particulier également mais pour une raison bien différente du Dali. Si vous êtes sur Facebook, il est probable que vous ayez vu passer les nombreuses publicités, appels du pied sous forme de codes promotionnels qui se succèdent (si bien que le casque est quasiment toujours en promotion, par rapport à son prix officiel fixé à 310€). Et le marketing vise directement les amateurs de Metooool, puisque comme le nom de la marque le laisse figurer, ce casque se destine aux amateurs de gros son, promettant un son immersif qui reproduirait les sensations d’un concert de metal (au passage si c’est pour reproduire le son pourri qui est souvent celui des concerts de metal, pas sûr que ce soit une bonne idée d’ailleurs). Autre concept sympa, les coques du casque (sur lesquels on peut lire le nom de la marque « Heavys ») sont détachables et peuvent être remplacées par des coques spéciales de groupes (il en existe un grand nombre, allant de Type O’ Negative, Dillinger Escape Plan, à Opeth ou Testament). Une idée franchement sympa même si les coques « brandées » sont assez chères (Entre 30 et 45€ les deux -sauf promotion- auxquels s’ajoutent les frais de port). Le marketing de la marque met aussi en avant que le H1H a été conçu par Axel Grell, un ancien de Sennheiser qui aurait participé ou façonné lui-même le son de certains casques de référence de la marque allemande. Vous l’aurez compris, on en fait des caisses de façon un peu suspecte sur la promo chez Heavys et pour être clair, si je n’avais pas eu l’opportunité de choper ce casque à 108€ d’occasion, je ne l’aurais probablement pas acheté.

Quels critères retenus pour l’appréciation des qualités de chaque casque ?

J’ai testé les casques durant plusieurs semaines, dans le cadre de mon utilisation personnelle, la plupart du temps à mon domicile, dans un contexte peu exposé à de grandes nuisances sonores (à part les bruits de fond de la famille). Les morceaux écoutés, via mon téléphone et en bluetooth (certains casques permettant aussi une connexion filaire pour un son sans perte), sont aussi variés en genres que la ligne éditoriale du zine, et la qualité des fichiers utilisés oscillait entre du MP3 320kb ou du fichier spotify haute qualité, pour aller jusqu’à du FLAC, censé proposer une qualité similaire à celle d’un CD.

Les critères que j’ai choisi de retenir sont au nombre de 8, évalués de 0 à 5 :

  • la qualité audio : donc la qualité du son proposée. Et ce critère étant le plus important à mes yeux, il a été valorisé deux fois dans l’attribution du score. Le casque avec la meilleure qualité audio (5/5) se retrouve donc avec 10 points soit au moins 2 de plus qu’un casque très bon mais un peu moins (à 4/5 donc).
  • la largeur de la scène sonore : un critère qui parlera aux habitués des casques hifi filaires ouverts, qui chérissent justement cette notion de spatialisation, qui permet de bien séparer et distinguer les instruments et d’avoir cette sensation immersive et de largeur sonore qui, il est vrai, est assez jouissive quand on y a goûté.
  • la réduction de bruit : ce critère permet d’évaluer la qualité de la réduction de bruit (qui est en général la somme de la réduction passive – la conception du casque et des coussinets qui permettent déjà de garantir une bonne isolation – et de la réduction active qui résulte d’un traitement et d’une neutralisation des sons perçus à l’extérieur du casque grâce à l’utilisation de micros disposés sur le casque. L’objectif étant de bien être isolé du bruit extérieur pour profiter de sa musique même dans des circonstances bruyantes (dans un open-space, dans la rue au milieu de la circulation, dans un train ou dans un avion).
  • le mode transparence : ce mode qui n’est d’ailleurs présent que sur 3 casques parmi les 5 testés, permet tout en portant le casque de se mettre dans un mode particulier qui permet au contraire de la réduction de bruit, d’amplifier les sons environnants (plutôt les voix en général) afin d’être en capacité à intéragir avec son environnement en gardant le casque positionné normalement sur les oreilles. Ce critère permet donc d’évaluer la qualité de ce mode en utilisation réelle. A noter que l’absence de ce mode (sur le Dali et le Heavys) est sanctionnée par une note à 0.
  • les fonctionnalités : il s’agit ici d’évaluer la proposition en matière de fonctionnalités offertes, que ce soit nativement par le casque lui-même via les commandes physiques ou tactiles présentes sur le casque, ou via l’application mobile qui permet d’effectuer des réglages ou d’activer/désactiver certaines fonctions. Quelques exemples : la détection du port de tête (qui permet de mettre en pause automatiquement la musique lorsqu’on enlève le casque de ses oreilles), un boost des basses, un réglage de l’égaliseur permettant d’ajuster les fréquences selon ses goûts entre aigus, mediums et graves sachant que tous les casque et toutes les applications n’offrent pas la même précision/finesse de réglage en la matière…
  • l’autonomie : on évalue ici tout bêtement la durée de vie de la batterie du casque, donc le temps d’utilisation possible avant de devoir passer par la case recharge.
  • le confort : je ne vous fais pas un dessin ? Cela étant, il est importat de préciser que ce critère, peut-être encore plus que le critère sonore, est extrêmement subjectif car nous n’avons pas tous la même morphologie au niveau de la tête. Un casque inconfortable pour moi peut s’avérer confortable pour un autre et vice-versa. Ceci reste donc mon appréciation personnelle. Vous noterez d’ailleurs qu’aucun des 5 casques testés ne récolte un 5/5, car aucune n’est parfait en la matière (dans ce registre le QC Ultra de Bose que j’avais auparavant était au-dessus du lot).
  • le prix : plus exactement le rapport qualité/prix puisqu’évidemment le casque ayant la meilleure note sera davantage celui dont le coût sera le moins élevé.

Résultats et scoring des différents casques

Si l’on s’en tient strictement aux points, on constate que le P100SE est sur la première marche du podium et que le H1H arrive en dernière position devancé de peu par le Dali.

Pourtant il faut regarder plus dans le détail les scores en fonction des critères pour comprendre que ce n’est pas nécessairement le score final qui fera la différence pour faire son choix entre les différents casques présentés.

En résumé :

  • Si la réduction de bruit et l’isolation sont votre priorité, vous opterez plus volontiers pour le Sony XM6 incontestablement le meilleur sur ce point, de même que sur la gestion du mode transparence, très naturel et bien fait. Il conserve un son correct, assez précis, même si un peu trop étriqué voire même étouffé en comparaison d’autres casques malgré une possibilité de customisation assez riche (et notamment une égalisation à 10 bandes). Il est très léger (le plus léger du panel avec 250g), pliable, ce qui est un autre atout qui garantit une bonne transportabilité d’autant plus que sa housse à fermeture magnétique est maligne et vraiment très sympa. Au final, me concernant, j’ai revendu ce casque car je la qualité sonore est mon critère numéro 1 et qu’il était largement distancé par d’autres casques. Si vous voulez diffuser du son lossless, il est à noter que ce casque ne le permet qu’avec une prise jack 3,5, et pas en USB-C, contrairement à plusieurs autres casques du panel.
  • En pure qualité sonore et encore plus s’agissant de la spatialisation, de la séparation des instruments et de la largeur de la scène sonore, le Dali IO-12 est le meilleur casque testé. Quand on y goûte, difficile de revenir en arrière tant tout paraît étriqué, étouffé, en comparaison sur les autres casques. Il est confortable (même si je finis quand même par ressentir le fameux point de pression sur le crâne au bout d’un moment, probablement du au fait qu’il est assez lourd, avec ses 370g). Mais le minimalisme de ses fonctionnalités (je rappelle qu’il est le seul casque du panel sans application mobile ce qui limite fortement les possibilités de personnalisation) lui cause du tort en terme de scoring final. Et c’est un casque au prix (très) élevé, qui ne supporte pas d’être utilisé pour écouter des morceaux mal sonorisés ou mal produits. Les productions les plus compressées ne ressortent pas du tout flattées par le Dali dont l’orientation « naturelle » l’amène à ne pas « trafiquer » le son contrairement à d’autres casques. Si vous êtes fan de deathcore, le Dali ne vous conviendra pas du tout, à l’inverse si vous écoutez du prog, de la folk, ou du rock indé vous serez charmé par ce casque impressionnant, si vous avez les moyens de vous l’offrir et si vous êtes prêt à payer autant pour un casque. C’est un casque que j’ai décidé de conserver pour l’utiliser plutôt en intérieur, et en étant conscient qu’il ne sera pas forcément l’idéal en fonction du type de musique que je veux écouter. A noter qu’il peut aussi être utilisé en « passif » (casque éteint) ce qui garantit une longévité intéressante et offre une alternative d’utilisation intéressante.
  • Le Heavys H1H est un casque sympa, dont la construction très plastique est en revanche certainement la moins flatteuse du panel. Depuis que l’application permet une égalisation (certes minimaliste à 5 bandes), il est possible d’obtenir un son plutôt bon même s’il manque encore de précision dans les médiums et est loin d’être aussi révolutionnaire que le marketing le laisse penser. Sa réduction de bruit (baptisée « hellblocker » et annoncée dans le casque par une voix bien grave très « métal » dans l’esprit) est efficace sans être incroyable, à mon avis suffisante pour la plupart des utilisations. Il est pliable et sa housse à la forme moulée/calquée sur la forme des écouteurs est idéalement petite (même si la forme n’est pas en elle-même la plus pratique) ce qui le rend pratique à transporter et emmener en voyage malgré un poids assez conséquent (410g, le plus lourd du panel). Je ne recommande pas ce casque à son prix standard, mais si vous le trouvez en promo il peut valoir le coup. J’ai décidé pour ma part de garder mon exemplaire trouvé à bon prix, mais c’est plus pour le côté fun de la chose et sa présentation « metalleuse ».
  • Le Sennheiser HDB630 est souvent cité comme le casque bluetooth le plus audiophile, et c’est particulièrement vrai du fait de sa « neutralité » et des possibilités de customisation impressionnantes et inégalées. L’égaliseur paramétrique permet de régler et de configurer le son exactement selon ses préférences en agissant sur quasiment toutes les fréquences. Mais s’il est certainement le plus audiophile dans sa gamme de prix, il est largement dépassé par d’autres casques dès que l’on regarde des gammes de prix supérieures : le Dali IO-12 le domine largement en termes de pure qualité sonore, largeur de scène, et on imagine (je ne les ai pas testés) que les Focal Bathys (799€) le surpassent également, de même que les T+A Solitaire T (1390€!) ou les Bang & Olufsen Beoplay H100 (1700€!!) et les Mark Levinson n°5909 (1000€!). Par ailleurs, le HDB630 manque un peu de dynamique et de punch, malgré sa précision satisfaisante. Il est en revanche assez confortable (même si là encore je ressens le point de pression sur le crâne au bout d’un moment) malgré ses 311g. A noter qu’en plus des câbles (3,5 et usb-C) il est aussi fourni avec un dongle qui lui permet de recevoir du son lossless (APTX HD), ce qui est particulièrement utile sur les iphone (dont le codec basique, AAC, est plus limité que sur Android). Sa housse de transport est bien faite, le casque s’éteint et s’allume automatiquement quand on le range dans la housse et qu’on le retire. Mais il n’est pas pliable et prend donc un peu de place à transporter, mais c’est largement gérable. Au final, alors que j’avais fondu sur ce casque dès sa sortie m’attendant à en faire mon casque n°1 je l’ai finalement revendu, car la découverte du Dali et du P100SE ont modifié pour de bon ma « vision » de la signature sonore idéale à mes oreilles et le HDB630 apparaît trop neutre et pas assez dynamique à mon goût. Il plaira probablement à ceux qui cherchent le son le plus « neutre » possible et aimeront passer du temps à régler au milimètre l’égaliseur paramétrique très complet.
  • Le Melomania P100SE termine sur la première marche pour de très bonnes raisons : à seulement 279€ (voire même 229€ à l’heure où j’écris ces lignes), sa qualité sonore est absolument étonnante et épatante. J’insiste sur ce point car c’est un casque assez peu connu, et peu cité quand on se renseigne pour la première fois pour acheter un casque bluetooth. Il est rarement mentionné aux cotés des Bose, Sony et Sennheiser. Pourtant il écrase, il atomise même littéralement les autres casques (sauf le Dali) en pure qualité sonore, son dynamisme est sans commune mesure, de même que sa précision. Sa réduction de bruit, sans être la meilleure, est tout à fait satisfaisante, je l’ai utilisé dans la rue et n’ai pas été dérangé par la circulation des voitures et le bruit de la ville. Sa construction mélangeant métal et plastique, et ses contrôles physiques sont bien pensés, l’application permettant de le customiser est complète et ergonomique (avec notamment un égaliseur précis et efficace à 7 bandes). Son confort est perfectible néanmoins (comme beaucoup de casques testés, c’est peut-être du à la morphologie de mon crâne), et ses 330g en font un casque imposant sur la tête : en clair si vous voulez avoir l’air « cool » avec votre casque et que vous privilégiez la dimension esthétique, ce n’est probablement pas celui que vous choisirez au final. Il n’est pas pliable, sa housse est donc assez imposante, ce qui le rend un peu moins pratique à transporter (mais c’est gérable). C’est vraiment LE casque que je recommanderais le plus si on me demandait de n’en retenir qu’un seul, bien qu’il ne soit pas parfait, confirmant ce que j’indiquais au début de l’article : le casque bluetooth parfait n’existe probablement pas.

N’hésitez pas à m’indiquer en commentaire si cet article vous a intéressé, et si vous souhaiteriez que d’autres articles de ce genre voient le jour à l’avenir!

krakoukass

krakoukass

Krakoukass est cofondateur d’Eklektik Rock. Il s’est imposé comme l’une des plumes majeures du webzine depuis ses débuts en 2004, avec des goûts qui couvrent un large spectre allant de la Pop au Death Metal, en passant par le Black, le Neo ou l'Electro, sans oublier des incursions vers le Rock Alternatif, le Doom ou l'Indus. Fidèle aux scènes innovantes comme aux valeurs sûres, il a suivi de près la plupart des pointures du Rock et du Metal mais aussi énormément de groupes plus underground. Son regard critique s’attache autant à la créativité des formations émergentes qu’à l’évolution des grands noms des courants contemporains.

1362 articles publiés

1 commentaire

jonben

il y a 6 mois

Sympa comme idée d’article.
De mon coté j’ai des intraoriculaires en écouteurs bluetooth, il fait trop chaud ici pour avoir un casque.
J’ai un casque de studio pour chez moi quand il y a la clim, un AKG K-631, mais c’est plus pour l’enregistrement.

Laisser un commentaire

Minimum 10 caractères. HTML basique autorisé.

* Champs obligatoires

Partager cet article