Deux ans après le très bon Heal, No Terror In The Bang effectue son retour avec Existence, son nouvel EP, sortant une fois de plus chez Klonosphère. Le quintet rouennais poursuit ici son exploration sonore se situant aux confluents de formes et de sensations.
Les cinq titres présents sur cet EP mixent donc metal moderne aux envies progressives et atmosphères cinématographiques, avec cette fois des thèmes en phase avec l’Existence humaine ou plutôt sa chute (et ses conséquences). « Moon » nous accueille par les hurlements de sa chanteuse, la toujours impressionnante Sofia Bortoluzzi, mais celle-ci va vite dans des contrées mélodiques (au timbre rappelant parfois Eilera ou Pin-Up Went Down), trouvant là un équilibre entre force et fragilité.
Et cette versatilité vocale va accompagner chaque titre de cet EP, l’auditeur ne sachant pas s’il va se faire attaquer à la gorge ou caresser dans le sens du poil. Car tout se passe comme sur « Heroine » au démarrage très doux avant de partir dans des contrées aux riffs très musclés (et agrémentées d’un refrain très accrocheur). Entre lourdeur et passages mélodiques mémorisables en une seule écoute, « Goat » puis « Human Race Kills » se distinguent par leur pouvoir fédérateur.
Enfin « Chasm » vient conclure Existence en se distinguant des titres précédents, notamment par son entame délicate mais qui va se voir entrecoupée de passages plus nerveux. Une nervosité qui va aller crescendo jusqu’à une dernière partie où Sofia va ajouter une dose de growls déments (on regretterait presque qu’elle ait attendu si tard pour aller dans ce registre plus extrême).
Conformément à leur univers aperçu sur Heal, No Terror In The Bang alterne donc entre le brut et la douceur, à l’image de sa chanteuse façon « Belle et la Bête ». L’effet de surprise du premier album est peut-être ici légèrement amoindri mais le pouvoir de séduction apparait toujours au beau fixe.
No Terror In The Bang
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