Groupe international monté à Berlin ayant des origines à Chypre et aux Etats-Unis, Soastasphrenas a créé ce second album (faisant suite à Moirae – 2023) sur la base d’un poème lu par 150 personnes. Ainsi, leurs voix enregistrées défilent durant l’intégralité d’eris, souvent imperceptibles derrière les neuf titres mais toujours présentes (on s’en rend compte durant les passages plus calmes). Un concept original ayant pour but de donner un sentiment étrange, presque de folie durant l’écoute, le bruit étant constant au point de croire qu’il se trouve dans nos têtes.
Pour accompagner ces voix, le groupe propose un mélange furieux de screamo et d’emoviolence, alliance de nerfs à vif et de chaos à la tension toujours au maximum, même lors des quelques accalmies comme pendant l’interlude « Pleasure. », plus anxiogène qu’autre chose. Un parti pris bruitiste et irritant qui ne va pas quitter ces neuf titres, proposant un son orienté vers la douleur la plus tranchante, avec un goût affirmé pour la saturation allant de pair avec l’inconfort et le désespoir (« it only gets worse », titre forcément parlant et crédo assumé du projet).
En résulte un album cathartique, original par son concept unique et un brin compliqué pour être assimilé d’un seul bloc, mais leur mélange de violence et de tristesse tient ses promesses: perforer la cage thoracique de tout emokid qui se respecte !
Soastasphrenas
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