Groupe à part dans la scène extrême, The Lion’s Daughter a splitté l’an dernier dans la plus grande confidentialité, laissant derrière lui une intéressante discographie (terminée en 2023 avec Bath House, à la cover discutable) durant ses dix-huit ans d’existence. Rick Giordano, son chanteur (autrefois chez les mêchus Calico System) a décidé de reprendre les choses où elles avaient été laissées avec ce Blood Mother, nouveau projet sortant son premier album (seulement aidé par Eric Ramsier, batteur de The Lion’s Daughter, bizarrement absent des photos promo).
Blood Mother s’attaque à une sorte de prolongement de son ancien groupe au niveau de quelques riffs, mais propose quelque chose de très différent. Il n’y a pas longtemps à attendre pour s’en rendre compte puisque le titre d’ouverture « The Night Fires » envoie un titre atmosphérique (renforcé par des notes de synthé plutôt lugubres) s’intensifiant dans une sorte de post-black épique surmonté par des vocaux dans l’esprit d’un Cult Of Luna.
Mais ce premier album va vite ouvrir son panel, allant du côté du stoner (le riff principal de « Bonecanter ») à des envies americana/western façon Wayfarer (« Trail Of The Screaming Dead », « Lost In Thunder »). Cette alliance de puissance accablante prise dans une ambiance cinématique fonctionne pleinement, cette dualité hypnotique/déchainée se voyant symbolisée sur « Pulled Apart » venant terminer de façon trépidante cette excellente demi-heure.
Un superbe premier effort épris de liberté, explorant des thèmes autour de l’isolement et la paranoïa. Un brin court mais annonçant de belles promesses à venir.
Blood Mother
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