Psycroptic occupe pour moi une place à part sur la scène death. Même si j’aime déjà beaucoup leurs anciens albums connotés death technique, j’ai complètement flashé sur leur précédent album en date, l’excellentissime Divine Council que j’avais encensé dans ces pages.
Et disons-le de suite, ce nouvel album, The Pulse of Annihilation, ne m’a pas du tout déçu, s’inscrivant dans la droite ligne de son prédecesseur, en accentuant peut-être même encore la tendance à aller vers un (death) metal groovy et direct (qui m’avait amené à comparer les australiens aux américains de Lamb of God, comparaison que je trouve toujours aussi pertinente en l’occurence, cf les guitares de « To Embrace this Curse » pour l’exemple peut-être le plus parlant bien qu’il y en ait d’autres) davantage que purement technique (même si Joe Haley artisan en chef de la 6 cordes, est toujours aussi précis et qu’on reconnaît son jeu très vite). Cette évolution se répercute jusque dans le chant de Jason Peppiatt qui semble de moins en moins death, et de plus en plus simplement « hurlé », bien qu’il soit souvent doublé avec justement une tonalité plus death légèrement positionnée en arrière-plan.
Le côté direct, se couple néanmoins toujours à ce goût pour une certaine sophistication ou en tout cas une recherche de poser une ambiance presque cinématographique, via des sonorités que j’avais qualifié d’hispanisantes sur Divine Council, mais qui sont en réalité plutôt des sonorités évoquant l’Antiquité, ce que la pochette de l’album illustre du reste avec brio et sans trop d’ambiguité.
Les chœurs féminins sont toujours de la partie quoique discrets (cf par exemple « Annihilation Pulse » sur lequel Jason est également à la limite de nous la jouer à la King Diamond ce que l’on entend aussi sur « No Blade of Glass ») de même que ces passages atmosphériques installant l’ambiance évoquée ci-dessus (cf le démarrage de « Our Pillars Fall » ou le début du monstrueux final « Forging the Crown », annonciateur de la boucherie à venir et plantant l’ambiance inquiétante qui va bien).
Le death metal de Psycroptic est au final largement édulcoré et moins « violent » qu’il ne l’était par le passé, très mélodique, ce qui n’empêche pas certains passages de permettre au groupe de faire étalage de sa capacité à bourrer et rentrer dans le lard avec régulièrement des tempos très rapides (double-pédale incluse).
Les 9 titres qui le composent sont tous parfaitement réussis et captivants faisant de The Pulse of Annihilation une boucherie d’efficacité et un nouveau monstre d’album à mettre au crédit des australiens. Les amateurs du groupe devraient être ravis, tant qu’ils ne souhaitaient pas voir le groupe revenir à quelque chose de plus technique et complexe.
Tracklist :
1 – Ashes of a New Dawn (4:08)
2 – Gathering a Venomous Herd (3:19)
3 – A Sword of Me (4:29)
4 – No Time for the Weak (3:43)
5 – Our Pillars Fall (6:45)
6 – Annihilation Pulse (4:03)
7 – No Blade of Grass (3:24)
8 – To Embrace this Curse (4:10)
9 – Forging the Crown (4:43)
Psycroptic
jonben
il y a 2 moisA chaque album de ce groupe, je me demande si ce n’est pas leur meilleur, et cela alors qu’on commence à ressentir une certaine redondance stylistique. Un de mes albums de l’année sans doute et bien content de les voir en concert bientot.
Bien vu sur le rapprochement avec Lamb of God, c’est vrai qu’il y a de ça au niveau des riffs mais porté à un niveau de complexité bien supérieur.
RBD
il y a 1 moisC’est bien ça. Mais as-tu saisi que depuis « Divine Council » un second chanteur a été intégré en la personne de Jason Keyser d’Origin (il assurait seul la tournée de 2023 d’ailleurs) ? C’est lui qui apporte ces nouveaux vocaux plus aigus qui donnent tout le potentiel au style plus mélodique et direct choisi par Joe Haley. Perso’ je trouve les riffs un peu en-dessous du précédent, mais l’enjeu pour les Tasmaniens était de se maintenir dans cette première division qu’ils ont fini par atteindre à force de ténacité après une traversée du désert suivant le départ du premier chanteur en 2005. Et cela au moins est réussi. Au-delà, ils n’ont jamais montré beaucoup de variété depuis leurs débuts, s’agissant plutôt d’oscillations sans ruptures.
Krakou
il y a 1 moisMerci pour l’info, ça me paraît logique maintenant que tu le dis mais c’est étrange de ne voir cette info nulle part, ni sur RYM, ni sur Metal Archives, et également de ne les voir qu’à 3 dans les clips, comme s’il n’y avait que Jason Peppiatt. J’avoue que je ne comprends pas.
RBD
il y a 1 moisKeyser est mentionné comme invité sur la fiche Metal-Archives de l’album. Mais il apparaît comme cinquième membre au milieu des autres sur la photo du livret. C’est comme quand on se demande si x et y dans nos amis sont ensemble ou pas…
Krakou
il y a 0 moisah ah ah, j’attends encore mon exemplaire cd pour voir ça sur pièce! Merci en tout cas
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