The Fall Of Troy, un groupe de plus qu’on a pas fini de catégoriser : post hardcore technique? screamo? rock indé schyzophrène? émo progressif surboosté? math-rock? metalcore à chant evil?
C’est un peu au milieu de tout ça que The Fall of Troy arrivent à se forger une identité, marqué particulièrement par un jeu de guitare exceptionnel, inspiré par l’imprévisibilité d’At The Drive-In ou The Blood Brothers mais avec une dose de rapidité en plus et surtout une technicité peu égalée dans le style, des riffs à 300 à l’heure joués en simultané par 2 guitares.
Ce qui fait en effet sortir The Fall of Troy du lot des groupes estampillés post/émo/screamo/…/core, est le talent que partagent les 3 musiciens, le guitariste prodigieux en premier lieu mais aussi bassiste et batteur qui sont loin d’être des débutants, surtout que les 3 sont très imaginatifs et expérimentent en permanence, essayant de s’éloigner des clichés de toutes les formes de hardcore chaotique. Le pire est qu’aucun d’eux 3 n’a 20 ans! Le guitariste a du passer sa vie sur une guitare depuis ses 8 ans! Son jeu est vraiment étonnant par moments, d’une rapidité et d’une précision incroyable sans jamais que ça se rapproche du métal, et toujours en gardant une cohérence mélodique étudiée.
Mais ce groupe n’est pas une démonstration technique, aucun morceau n’est semblable et aucun n’est linéaire, la musique change en permanence, jamais lourde mais toujours surboostée. Aucun ralentissement significatif, sûrement pas de slows ni d’acoustique, la rapidité est leur credo. Il passent allègrement du screamo au rock indé avec un côté prog à la Gatsby’s American Dream mais en beaucoup plus énervé et speedé, même si il y a quelques passages plus épiques en particulier des refrains repris en coeur.
Bassiste et Gratteux se partagent le chant, leurs voix se répondent souvent, passant de cris aigus assez « evil », à la Zao sur les bords, à des cris de dingues ou un chant mélodique rock ayant un petit côté émo.
La production est claire mais très brute, assez punk underground, sans aucun effet de producteurs, seulement les instruments et les voix collées ensemble. Par contre, je trouve étonnant qu’il y ait en permanence 2 guitares sur cet album. Le chanteur/guitariste se charge évidemment de tout mais comment font-ils en live pour retranscrire des morceaux où il y a systématiquement 2 couches de guitares jouant des parties assez différentes ?
Bien sûr l’album n’est pas parfait, la jeunesse des musiciens étant quand même assez palpable, mais ça ne laisse présager que du bon pourl’avenir. Leur musique assez particulière ne se laisse apprécier qu’une fois assimilée et plaira sûrement exclusivement aux fans de screamo et de groupes post-hardcore hors du commun à la Mars Volta, mais c’est rare de voir un groupe formé par 3 gamins aux looks d’émoboys enregistrer un album aussi créatif en quelques jours.
Bon je me tais, rien ne vaut un petit tour sur PureVolume pour récupérer 2 mp3 de l’album pour se faire une idée.
- rockstar nailbomb!
- spartacus
- the circus that has brought us back to these nights
- mouths like sidewinder missiles
- the last march of the ents
- f.c.p.s.i.t.s.g.e.p.g.e.p.g.e.p.
- whacko jacko steals the elephant man’s bones
- reassurance rests in the sea
- the adventures of allan gordon
- i just got this symphony goin’
- what sound does a mastadon make?
Plus qu’intéressant tout ça quand même…je vais me pencher dessus…
putain ça m’a l’air grandiose ce truc! ça me fait penser à du mars volta bousté au screamo/emocore chaotique! il me faut l’album , et vite!
Wou Houhou!! J’ai écouté le disque:énorme!! Allez y les yeux fermés, il n’y a même pas de questions à se poser…
put*** ouais c enorme ce truc!!!clair fo y aller les yeux fermés c la claque ds la gueule direct , celle qui vous faire dire que c vraiment une révélation qu’on a la devant soi…!EXCELLENT!
Ils n’avaient pas encore 17 ans lors de cet album enregistré dans des conditions difficiles… Cet été ils sortent un deuxième album chez equalvision, production et début de hype à l’appui… Il y a fort à parier que ce groupe va faire parler de lui, d’autant que ce premier album est une sacrée claque…