Fuck The Facts – Pleine Noirceur
Chronique du Moment Bastardized Grindcore

Fuck The Facts – Pleine Noirceur

beunz
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Auteur
19 novembre 2020
il y a 5 ans
3,804 vues
Année de sortie
2020
Note

C’est toujours un plaisir de retrouver nos cousins québécois Fuck The Facts ! Actif depuis 1997, le groupe mené par Mel Mongeon a su affiner son style de grindcore (autoproclamé « bastardized grindcore ») au fil du temps et faire de vrais choix artistiques. Il faut remonter à Stigmata High Five (2006) pour véritablement constater cette évolution […]

Fuck The Facts – Pleine Noirceur

C’est toujours un plaisir de retrouver nos cousins québécois Fuck The Facts ! Actif depuis 1997, le groupe mené par Mel Mongeon a su affiner son style de grindcore (autoproclamé « bastardized grindcore ») au fil du temps et faire de vrais choix artistiques. Il faut remonter à Stigmata High Five (2006) pour véritablement constater cette évolution de leur approche musicale, contenant en plus d’assauts furieux des envies plus progressives et surtout une ouverture naturelle dans des contrées peu communes pour un groupe de grind. Le groupe a ensuite poursuivi sa route au gré d’albums construits de manière atypique, le dernier en date Desire Will Rot, datant de 2015.

Cinq ans après (un long break), Pleine Noirceur marque le retour des canadiens aux affaires. Le groupe y inclue ses envies: alternant des titres longs entre groove et progressions semblant parfois héritées du post-metal (« Doubt, Fear, Neglect », « Pleine Noirceur », « Everything I Love Is Ending ») à d’autres grind expéditifs autour de la minute (« Ailleurs », « Sans Racines »). Un parti pris assez risqué qui semble s’adresser autant aux fans totalement grind des débuts et à ceux des titres plus développés, dépassant allègrement les quatre minutes. Sur ces séquences se dégage un côté atmosphérique plutôt unique (« L’abandon » étant l’exemple concis et parfait du visage aussi fulgurant que tristounet du désormais trio), le groupe n’apaise jamais son agressivité, mais est-ce qu’on peut encore parler de grind ?

Oui et non. Fuck The Facts se transcende dans sa mixture sonore (bâtarde, selon leurs dires), très souvent émotionnelle (« An Ending », déchirant), contrastant ses implacables accès de rage (avec une chanteuse toujours aussi charismatique) par des rythmiques plus pesantes et des mélodies mélancoliques touchant en plein cœur. Un remarquable septième long-format et un retour flamboyant pour le trio de Gatineau.

  1. Doubt, Fear, Neglect
  2. Ailleurs
  3. Pleine Noirceur
  4. Aube
  5. Sans Lumière
  6. Sans Racines
  7. Everything I Love Is Ending
  8. A Dying Light
  9. L’abandon
  10. An Ending
  11. _cide

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

bastardized grindcore

Famille/Genre

beunz

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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