Après s’être fait remarquer avec son EP The Yellow Wallpaper (2024), les choses se sont accélérées pour Wiltwither, ayant signé juste après sur 3DOT Recordings, label possédé par Periphery. Le groupe de Caroline du Sud a ainsi été mis dans de très bonnes dispositions pour composer cet ambitieux Pure Light, concept-album décomposé en trois actes.
Le premier (« Act 1 ») nous est introduit par une voix féminine expliquant que l’album est une expérience émotionnelle autour des couleurs rouge, bleue et verte qui, mises ensemble donnent cette « lumière pure ». L’histoire se poursuivra dans les actes suivants en appelant aux expériences passées des protagonistes.
Mais entretemps Wiltwither développe un metalcore moderne et agressif comprenant de nombreuses embardées chaotiques. Les riffs sont d’obédience djent tandis que les vocaux furieux s’orientent du côté de Johnny Booth (cela tombe bien, le chanteur est invité sur « Front Door Phobia »). Une envie de violence froide (l’expéditif « Wilwither 2 ») qui se voit parfois contrebalancée de quelques passages plus mélodiques comme sur « Worst Case Scenario » où l’on a droit à un peu de chant clean… et à un surprenant final jazzy, la sensibilité suivant le pont au piano de « Pure Light » ou encore sur « Black Pearl » aux secousses ultra lourdes et au pont qui nous cale un peu de vocoder (!).
Des choix discutables qui n’empêchent pas Pure Light de marquer l’esprit (et peut-être y trouver la lumière recherchée), surtout celui des amateurs de metalcore ne cherchant pas la facilité.
Wiltwither
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