Puteraeon – The esoteric order

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Style: swedish old school death metal Annee de sortie: 2011Label: Cyclone Empire

Je les ai bien niqués les Suédois sur ce coup. Ça fait quelques temps que je me dis que leur musique mérite d’être portée à la connaissance de l’honorable lecteur. Et puis j’ai laissé tombé en me disant que je me concentrerai sur l’album à venir. Et l’album le voilà, après 3 démos d’une tenue exemplaire, déversant un death metal old school nettement connoté Grave – même si on peut noter çà et là quelques intonations Dismemberiennes et Bolt Throweriennes.

Pourquoi je les ai niqués, me direz-vous ? Eh bien parce que je fais d’une pierre deux coups puisqu’une grande partie des titres de leurs démos figurent sur ce premier album qui ne propose que 2 inédits.

Mais je me suis auto niqué un petit peu aussi parce que je ne chronique pas ce The esoteric order avec le regard des oreilles totalement vierge et que je suis bien incapable de ne pas avoir les démos dans le rétroviseur.

Mauvaise chose ? Ben un peu ouais parce que, au risque de passer pour un vieux true (que je ne suis pas), je ne suis pas complètement fan de la production « made in full length » : pas assez sèche, trop léchée (même si ça n’est pas du Dimmu Borgir, calmons-nous les copains).

Les compositions me semblent pâtir légèrement de leur version 2011 :  le côté profondeur-de-l’enfer, l’aspect poisseux du riffing perdent en efficacité. La puanteur de la mort titille moins les narines.

Mais passons sur cette médisance d’enculeur de mouches et concentrons-nous sur le songwritting : il est clairement bon, voire très bon, voire quasi excellent.

Pour ceux qui suivent Puteraeon depuis le début (2008), la question peut se poser de l’acquisition de The esoteric order ; d’autant que certains titres, qui pouvaient accrocher sur démo parce que numériquement moins entourés, ont un peu de mal à passer l’épreuve de l’album car dépassés par les morceaux de bravoure que sont « Graverobber », « Whispers of the dead », « The Extraordinary work of Herbert West », « Re-animation » ou « Dead once more ».

Aux pusillanimes, les 2 petits nouveaux venus (« Coma » et « Storms over devil’s reef ») offrent une réponse sans appel car ils sont franchement des arguments de poids et figurent parmi les meilleures offrandes du groupe.

Aux puceaux du groupe (ou du genre – je nourris l’espoir que nous soyons un jour lus par des jeunes foufous en devenir), la quasi totalité des titres apportera une satisfaction qui aurait pu s’élever au rang de pleine jouissance si n’avait pas manqué l’ultime coup de rein.

http://www.youtube.com/watch?v=LkA78PlVgrI

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

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