The Cesarians – 1

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Style: Cabaret RockAnnee de sortie: 2009Label: Imprint

Petit retour en arrière qui s’impose avant d’évoquer dans un prochain article la nouvelle sortie (l’EP I’m With God) des anglais The Cesarians emmenés par leur charismatique leader Charlie Finke. Car ce premier album avait représenté une belle surprise pour moi, qui ne suis pourtant pas du tout adepte du style pratiqué par ces clochards célestes comme les avait appelés notre poète disparu (du webzine en tout cas) Neurotool, dans sa chronique de leur tout premier single Flesh is Grass / Woman. Le bougre avait flairé le coup et senti qu’on aurait affaire à un gros morceau avec la sortie du premier album longue durée alors annoncée. Pas de déception en effet, on retrouve les deux titres du single, accompagnés d’une pelletée de superbes compositions qui continuent de nous projeter dans un cabaret d’après-guerre, avec son atmosphère saturée en alcool et en fumée (les cigares étant forcément de sortie). On pense toujours à Brel ou aux Dresden Dolls, avec moult piano, cuivre, clarinette, harmonica, et surtout cette voix plus efficace encore que la Delorean pour traverser les âges et retrouver l’époque de nos glorieux ancêtres.

Les morceaux de bravoure se suivent et ne ressemblent pas forcément qu’ils aient la gravité de « Flesh is Grass », l’agressivité (ce piano aride et ces cris d’aliéné) de « QMSD » ou « Kratos Cometh », la légèreté frétillante de « Dethstar » ou la simplicité et la douceur de « Marlene ».

On ne reprochera finalement aux anglais qu’une fin d’album un peu moins convaincante que le démarrage, mais pour le reste on se satisfait vraiment de cette première sortie longue durée. D’ailleurs et certainement du fait de ce côté très décalé, l’album est toujours aussi frais et prenant aujourd’hui qu’à sa sortie. S’il est probable que la musique des Cesarians ne parlera pas à tous, et que beaucoup seront même complètement allergiques à ces chansons et à cette théâtralité de cabaret,  difficile de nier l’originalité et le côté « à contre-courant » d’une telle sortie en 2009… Rien que pour ça (au-delà de la qualité réelle des chansons), on saluera la performance de la bande à Monsieur Finke.

 

Tracklist :

1Running Horse4:21
2Flesh Is Grass5:04
3Woman3:36
4Too Soon Is Never Again3:57
5Dethstar4:02
6Q.M.S.D.5:23
7Ratz3:47
8Marlene2:41
9About She Goes0:55
10Kratos Cometh3:20
11Sour Ink4:21
krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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2 Commentaires

  1. Pluton says:

    Merci pour cette découverte. Je viens d’écouter « Q.M.S.D. » et je dois avouer que l’ambiance à mi-chemin entre le Nick Cave de « From Her To Eternity » et les Dresden Dolls me satisfait beaucoup.

  2. darkantisthene says:

    la pochette, c’est un tableau de Fontana ? (musique pas ma cup of tea)

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