Beaten to Death – Dødsfest!

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Style: Grind MélodiqueAnnee de sortie: 2013Label: Mas-Kina Recordings

Après un premier jet en 2011 (Xes and Strokes) qui annonçait la naissance de Beaten to Death, voilà les norvégiens de retour avec un « album », dont la durée n’est guère plus importante (19 minutes, emballé c’est pesé). 12 titres executés en aussi peu de temps, j’imagine que vous avez déjà deviné que c’est de grind dont il s’agit là.

Beaten to Death est loin d’être un troupeau de jeunes brebis, puisque le groupe est composé de musiciens aguerris de la scène norvégienne qui ont décidé de former cette (pas si) sinistre entité : le batteur de Tsjüder, quelques musiciens d’Insense, et le chanteur de She Said Destroy pour compléter le tableau.

Beaten to Death... Le grind joyeux!

Beaten to Death… Le grind joyeux!

Si Xes and Strokes présentait déjà des signes d’originalité pour un album de grind en introduisant quelques mélodies, le groupe va ici un gros cran plus loin, et rien qu’avec cette pochette barrée aux couleurs décalées, le ton est donné. Pourtant la base est typique du grind avec un « chant » majoritairement porcin, complété par un chant hurlé hardcore, et des morceaux qui déroulent à toute vitesse. Mais la mélodie est quasiment à chaque fois présente, cachée derrière les assauts supersoniques, et c’est elle qui confère à ce Dødsfest!, ce côté incroyablement catchy et accrocheur, et également ces quelques accents « joyeux » inhabituels dans le genre (à l’exception des deux derniers titres plus sombres).  S’ajoute à cela un son de guitare très particulier qu’on ne saurait comparer qu’au très rare son des regrettés Lykathea Aflame sur le mythique Elvenefris (écoutez les titres « True Norwegian Internet Metal Warrior » ou « The Flesh Prince With Swell Hair », on a vraiment l’impression d’entendre L.A. en mode grind y compris sur le son de batterie!). Comme lorsqu’on entend ce dernier la première fois, la surprise est d’abord de mise, puis vient la conviction que cette particularité renforce le côté atypique du groupe et participe grandement de son pouvoir de conviction.

Au final ces 19 minutes passent encore plus vite que 20 minutes, et les moments forts sont légion sur cet album (s’il faut n’en citer qu’un seul ce sera « Døv, Døvere, Død ») particulièrement inspiré, orgasmique défouloir apte à réconcilier avec le grind les plus rétifs au genre. Vivement la suite maintenant!

Disponible en LP (avec le premier album en face B) et digital via le bandcamp du groupe ou Mas-Kina Recordings.

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Tracklist :
1. Vulpes Vulpes, Mustela Lutreola, Praedium
2. The Egg Thrower
3. Krepsekamp
4. True Norwegian Internet Metal Warrior
5. Dødsfest!
6. Erik Og Skrik
7. Døv, Døvere, Død
8. Obliteration Of Nekromantheon
9. Nazi Slippers
10. The Flesh Prince With Swell Hair
11. Aspen Hellweek
12. Vinni Butterfly

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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Commentaire

  1. beunz beunz says:

    Judicieux rapprochement avec Lykathea Aflame en effet !
    Excellent album et très bonne chro !

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