Closet Witch – S/T
Chronique Grindcore/Powerviolence

Closet Witch – S/T

beunz
beunz
Auteur
5 septembre 2018
il y a 8 ans
3,538 vues
Année de sortie
2018
Note

Originaire de l’Iowa, Closet Witch débarque avec un premier long-format éponyme faisant suite à quelques EPs et splits. Ce groupe assez confidentiel a réussi à susciter l’intérêt de Halo Of Flies, excellent label auquel on doit la renommée de groupes tels que Fall Of Efrafa, Masakari, Northless ou encore Cloud Rat. Et comme chez ces […]

Closet Witch – S/T

Originaire de l’Iowa, Closet Witch débarque avec un premier long-format éponyme faisant suite à quelques EPs et splits. Ce groupe assez confidentiel a réussi à susciter l’intérêt de Halo Of Flies, excellent label auquel on doit la renommée de groupes tels que Fall Of Efrafa, Masakari, Northless ou encore Cloud Rat. Et comme chez ces derniers, c’est une femme derrière le micro qui mène ces treize furieux assauts entre grind et powerviolence.

La musique de Closet Witch apparait d’emblée comme une sauvagerie sans nom. La rythmique est rapide tandis que les instruments sont noyés dans la disto, et par-dessus la voix de harpie ultra stridente de Mollie Piatetsky vient parfaitement compléter l’aura de tension permanente installée. L’ultra violence distillée par le groupe laisse d’abord assez dubitatif tant les enchaînements sont douloureux, contenant ce qu’il faut de grind in your face et même un peu de chaos Convergien. Puis se dévoilent au fur et à mesure des écoutes des pistes plus évidentes, notamment sur les morceaux les plus longs.

En effet, quand Closet Witch n’expédie pas tout en une minute pied au plancher, le groupe prend le temps d’enrober sa violence d’une atmosphère plus compréhensible, voire mélodique. Ainsi « Rule By Bacon », « Personal Machu Picchu » et surtout la conclusion « Lost And Unidentified » laissent transparaître des éléments venant du sludge auxquels s’ajoutent des trémolos émotionnels captivants. Une facette plus lisible qui ne fait pas pour autant oublier son principal attrait pour les blasts et l’énergie cathartique que le groupe lie à des thèmes variés allant de l’introspection à la lutte des classes en passant par le féminisme. Un album très intense à classer entre Cloud Rat, I Hate Sex (vocalement) et Gridlink.

  1. Blood Orange
  2. Moonstomp
  3. Eyelids Of Horus
  4. Brother
  5. It Doesn’t Feel Free
  6. Rule By Bacon
  7. Spell Of Giddiness
  8. Wind Whispers
  9. Your Grace
  10. Daylillies
  11. Personal Machu Picchu
  12. Great River Medical Center
  13. Lost And Unidentified

Bandcamp

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

grindcore/powerviolence

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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