Closet Witch – Chiaroscuro
Chronique Grind/Powerviolence

Closet Witch – Chiaroscuro

beunz
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Auteur
3 novembre 2023
il y a 2 ans
3,937 vues
Année de sortie
2023
Note

Que ça fait plaisir de retrouver Closet Witch, soit l’assurance de se manger une collection de déflagrations aussi vicieuses que brèves ! L’énervé quartet de l’Iowa revient suite à la sortie de sa discographie entière sur un seul support (en 2020) ainsi qu’un split avec Racetraitor, Neckbeard Deathcamp et Haggathorn (la même année), puis un […]

Closet Witch – Chiaroscuro

Que ça fait plaisir de retrouver Closet Witch, soit l’assurance de se manger une collection de déflagrations aussi vicieuses que brèves ! L’énervé quartet de l’Iowa revient suite à la sortie de sa discographie entière sur un seul support (en 2020) ainsi qu’un split avec Racetraitor, Neckbeard Deathcamp et Haggathorn (la même année), puis un petit deux-titres en 2021. Bref, assez peu de nouveauté à se mettre sous la dent depuis ma dernière chronique (de leur éponyme de 2018) mais cette fois c’est la bonne, la bande menée par la furie Molly Piatetsky est bel et bien de retour, et très énervée !

Chiaroscuro débute par une très courte intro atmosphérique et tout vole en éclat de manière ultra abrupte: « Constantly Problematic » vient nous rappeler au bon souvenir du grind/powerviolence du groupe. Expéditive et extrêmement hargneuse, une (vraie) entame d’à peine cinquante secondes plus que radicales. Et ce sera là que le début du déchainement de violence balancée à toute berzingue avec son penchant pour la stridence toujours aussi ravageur (la voix de sorcière enragée faisant bien son effet, encore une fois).

Tournant souvent autour de la minute (voire beaucoup moins), Closet Witch se laisse parfois aller à des moments plus longs (deux minutes quarante, c’est progressif pour eux !) comme sur « You, Me And My  Venus In Decay » où l’ambiance apocalyptique a enfin le temps d’un peu plus se développer, un titre sur lequel on retrouvera d’ailleurs Dan Lee (Wanderer) qui viendra contraster les cris hargneux de Piatetsky par quelques vocaux plus gras. On comptera aussi d’autres invités de marque comme Frankie Furillo (The Central) sur « and Releasing » ou Dylan Walker (Full Of Hell) sur « My Words Are Sacred ».

Pas le temps de niaiser, le déluge de rage est torrentiel, seulement « aéré » (si je puis dire) par quelques sautes d’humeur plus émotionnelles (emoviolence) comme sur « We Met On The Park Boundary Trail » ou sur la conclusion « To The Cauldron » prouvant là aussi que sur des formats plus longs (quatre minutes ici), le groupe conserve autant sa vélocité que son impact.

Chiaroscuro n’offre sur là aucun changement par rapport à ce qu’on connaissait auparavant de Closet Witch (si ce n’est une liste d’invités triés sur le volet), mais peu importe, sa constante agressivité et sa réelle personnalité en font un tout ultra cathartique. Impressionnant !

  1. Intro
  2. Constantly Problematic
  3. Haunting
  4. and Releasing
  5. My Words Are Sacred
  6. Infinite Imbalance
  7. You, Me and My Venus In Decay
  8. Outro
  9. Arlington Cemetery
  10. Well Fed Machine
  11. We Met On The Park Boundary Trail
  12. Funeral Flowers
  13. To The Cauldron

Genre selon le Chroniqueur

grind/powerviolence

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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